La fin du monde ou le début d’une vie?

Diana y « el amigo », de Francia hasta el fin del mundo 🚴🌎

Et voilà … Après neuf mois, je suis enfin arrivée au pied de cette fichue pancarte, celle qui me narguait depuis le début. Merci à tous ceux qui m’ont aidée à réaliser ce rêve, depuis les bancs de la fac il y a deux ans jusqu’au grand départ en octobre dernier. Merci à ceux qui ont aussi suivi toute l’aventure au quotidien. À toutes ces personnes que j’ai croisées, merci pour ces moments partagés.

J’ai vécu tellement de choses ici. D’ordinaire, ce genre d’expéditions se raconte autour d’un verre. Ça commence toujours pareil… « je connais quelqu’un qui connait quelqu’un qui » ou bien c’est le genre de péripéties que l’on aime retrouver dans un roman d’aventures… Oui sauf que l’aventure c’est moi qui l’ai vécue cette fois et elle était bien réelle même si c’est parfois toujours incroyable à réaliser.

L’Equateur m’a vu faire mes premiers pas. Bien chargée mais très déterminée, je n’étais pas peu fière de me lancer. Ce fut le pays de la découverte, des premières rencontres et l’excitation des débuts. Le Pérou m’a ensuite accueillie mais il m’a également mis au défi. J’ai vécu dix vies en une là-bas, j’ai mis mon corps et mon mental à rude épreuve parfois. J’ai aimé repousser mes limites, aller au delà de ce qu’hier encore je n’aurais pas surmonté. J’ai rencontré du monde, j’ai grandi, j’ai pris confiance en moi, je me suis surprise de bien des manières, j’ai douté parfois mais je n’ai jamais rien regretté. C’est sûrement pour cela que j’ai quitté sereinement le pays, je l’ai parcouru comme je le souhaitais. La « gringa » comme ils m’appelaient ici s’en est allée le cœur léger et pleine d’espoir pour la suite. Malheureusement le mauvais temps a fortement compliqué les choses en Bolivie et j’ai du faire des compromis… Mais cela fait finalement partie de l’aventure. La nature est imprévisible, les voyages ne peuvent être réalisés avec exactitude. Le nord Argentin m’a réconciliée avec le voyage, l’aventure pouvait reprendre. L’amabilité sans égale de la population y étant pour beaucoup et je ne parle même pas de cet argentin qui fut pour moi le changement que chaque voyageur attend. Le Chili a aussi été exceptionnel, notamment la Carretera Austral, San Pedro de Atacama et la région des lacs, mais aussi ces retrouvailles à Santiago avec mon amie Célia qui avait parcouru ces routes quelques années plus tôt.

Cela restera pour sûr une incroyable et unique expérience sportive certes mais aussi et surtout culturelle et humaine. Puisqu’après tout, à la fin on oublie les côtes interminables, les pluies torrentielles, le froid, le ripio, les soirées où fatigué on préfère se coucher plutôt que de se préparer à manger. On oublie tout ça et on ne retient que les mains tendues, les sourires timides, les amitiés tellement spéciales, les dialogues de sourds lorsqu’on me répondait parfois en Quechua ou autre dialecte, les différences culturelles et les paysages grandioses.

Si en Équateur on ne me posait guère la question, au Pérou elle était presque ordinaire, « combien coûte ton vélo »? Pour ne pas gêner la population j’avais pris l’habitude de ne pas répondre franchement, prétextant que je ne savais pas, que c’était un cadeau. Je ne mentais pas totalement puisqu’en réalité c’est bien là le plus beau cadeau que je me suis fait.

Et alors que je m’envole pour Buenos Aires je sais que Martin Luther King avait raison, « Croyez en vos rêves et ils se réaliseront peut-être. Croyez en vous et ils se réaliseront sûrement ».

Amis français, on se revoit bientôt. J’espère que cette aventure vous a plu, que j’ai réussi le pari de vous faire voyager et surtout de vous faire apprécier une autre manière de voyager en même temps que je l’apprivoisais moi-même. Comme vous savez c’est la première fois que je me lançais dans une telle aventure mais je crois que j’aimerais beaucoup remettre ça, oui…

Enfin, pour terminer ce post j’aimerais vous poser une question. À votre tour jouez le jeu… Que feriez-vous si vous étiez sûr de réussir? Ça peut paraître idiot mais vraiment c’est une très bonne question qui fait réfléchir! Mark Twain disait « ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait ». Il faut savoir oser et sortir de sa zone de confort. On ne grandit pas autant en restant dans un environnement familier où l’on est sans cesse confronté aux mêmes situations. Si vous avez un rêve, battez-vous pour le réaliser, qu’importe ce qu’on vous dira. Si la vie n’est pas faite pour réaliser ses rêves, à quoi sert-elle? Et si vous ne réalisez pas vos rêves, sachez que personne ne le fera pour vous! Notre plus grande limite est nous-même et les fausses excuses que l’on se raconte par peur d’échouer. On ne peut jamais être sûr de réussir mais on peut au moins essayer.

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Trekkings en Patagonie

Bonjour tout le monde! Je n’ai pas donné beaucoup de nouvelles depuis Tortel et pour cause, ça a été assez compliqué. Sortez la carte ou allez sur Google map vous allez comprendre!

À Tortel le ferry ne partait pas avant une semaine mais je ne voulais pas rester une semaine au même endroit, j’ai donc remonté une bonne partie du Chili en bus (jusqu’à Chile Chico) pour ensuite pédaler jusqu’à Los Antiguos côté argentin. Là je me suis retrouvée sans un sous (sin un mango comme ils disent ici!) et le seul distributeur du village ne lisait pas la puce de ma carte. J’ai donc fini en stop jusqu’à Perito Moreno pour arriver avant la nuit. À noter que le nom du village n’a rien à voir avec le glacier qui se trouve à des centaines de kilomètres plus au sud, assez bizarre ces argentins. Brefff de là je me suis dis je vais pouvoir facilement descendre en stop par la route 40 pour reprendre le vélo ensuite. Mais non, très peu de monde emprunte cette route en hiver à cause du climat qui la rend impraticable. On m’a donc déposée jusqu’à Gobierno Gregores mais de là j’ai du faire un énorme détour … Gob. Gregores-Rio Gallegos-Calafate et enfinnnnn Chalten ! Celui qui osera me dire que je ne connais pas la Patagonie Argentine je lui fais manger la carte!!!

Bon une fois ces petites complications logistiques passées j’ai du faire face à un deuxième problème, ma cheville a refait des siennes. Vous vous souvenez peut-être de l’épisode Bariloche où je ne pouvais plus poser mon pied par terre après l’excursion au refuge Frey, et bien pour tout vous dire je marche maintenant depuis quelques temps avec le pied bandé au quotidien et en prenant des cachets… Pas l’idéal. Mais je voulais absolument faire des randos au Chalten, la capitale nationale du trek. J’ai donc pris sur moi pour faire un trek de 8km (« mirador des aigles et condors » qui donne une vue incroyable sur la village et le mont Fitz Roy), 18km (randonnée super sympa qui mène à la lagune Torres, gelée en cette saison, ses énormes blocs de glaces et son glacier) et 25km (vue imprenable sur le Fitz Roy, la lagune Capri et le glacier).
De Chalten je suis passée à Calafate pour voir le fameux Perito Moreno. Et là encore vous vous rendrez compte par vous-même dans la vidéo de l’état de la route par endroits…
Puis je suis arrivée à Puerto Natales pour visiter le Parc National Torres Del Paine.

Je suis maintenant à Punta Arenas en attente de partir pour « le bout du monde », la Tierra del Fuego. C’est clair que je n’avais pas imaginé la fin du voyage de cette manière, en bus, mais je pense que c’est plus raisonnable. Il est temps de rentrer soigner ma cheville. Je serai forcément un peu déçue d’arriver à Ushuaia en poussant « el amigo » mais bon on aura vécu de belles histoires ensemble depuis huit mois malgré tout. Et il n’y aura qu’à dire que ce ne sera pas le dernier voyage ensemble ! 😉

VIDEOS: copier/coller les liens dans votre barre URL

* LAGUNA TORRE (El Chalten): https://gopro.com/v/6ZX3o5a11NDp

* SENTIER FITZ ROY (El Chalten):
https://gopro.com/v/dpXXMn8BqvLe

* PERITO MORENO (Calafate):
https://gopro.com/v/5NLLR8n5qPPe

* TORRES DEL PAINE (P.Natales):
https://gopro.com/v/g4bberE6Egyr

La région des lacs côté argentin

La région des lacs côté argentin

Bonjour à tous depuis Puerto Montt, au Chili. Vous l’aurez compris j’en ai fini avec la région des lacs argentins. Je suis descendue jusqu’à El Bolsón puis ai traversé le parc national Alerces avant de passer par la campagne (Cholila et ses alentours) pour rejoindre la frontière à Futaleufu et suis remontée jusqu’à Chaiten pour faire un trajet de huit heures en ferry ! Voici donc un résumé de ce que j’ai pu noter sur mon chemin ces dernières semaines.

Tout d’abord la forêt chilienne est très verdoyante alors qu’en Argentine elle est beaucoup plus nuancée. Le climat plus sec apporte des teintes de rouge, orange et jaune aux arbustes et moi je ressens enfin l’arrivée de l’automne.

De l’automne ou de l’hiver d’ailleurs ? Car plus je descends et plus les températures baissent de manière assez drastique… Je me retrouve maintenant régulièrement devant des campings fermés et repousse les départs à 10h pour pédaler à -2°C au lieu de -3°C (mentalement y a une grande différence je vous assure). Bref vous l’aurez compris les gants de ski sont plus souvent sortis que rangés, la veste Gore Tex l’est selon les montées et descentes et le bonnet en laine est de rigueur. C’est qu’ici je ne frotte pas le pare brise au réveil mais la selle et le rétroviseur si… À quand les pneus neige et les chaines?! Celui qui m’envoie une photo de l’apéro Pastis et cie il m’entendra en rentrant! (Si je le dis c’est que certains le font déjà…)

Autrement, qui dit forêt dit construction en bois. Vous l’avez constaté c’est la grande particularité des villages que j’ai traversés depuis Pucón et c’est le même topo en Argentine. Le chemin de ripio entre le Chili et l’Argentine laissait d’ailleurs entrevoir quelques scieries ça et là. Chaque forêt a bien-sûr sa particularité. Près de Pucón j’avais fait une excursion où l’on trouvait de nombreux Araucania Araucana. Côté argentin, à la périphérie de San Carlos de Bariloche, sur l’île Victoria c’est des Arrayanes que vous trouverez. Ces arbres se distinguent par un tronc plutôt fin et froid et une couleur cannelle.

Et les plantes dans tout ça ? Vous aurez sans doute remarqué les flancs de montagnes ocre sur ces photos de Patagonie Argentine. Il s’agit en fait d’une plante qui pousse au delà de 1000m d’altitude.
Et pour rester dans le ton, on trouve aussi sur le bord des routes de nombreux arbustes de Rosa Mosqueta, une plante aux fruits rouge-orangé dont on peut faire des confitures, des liqueurs ou bien des soins thérapeutiques.

Pour ce qui est de la faune, il paraît que le huemul (le plus petit cervidé au monde) rode dans les parages mais je n’aurais vu que son nom sur les pancartes des parcs nationaux invitant les automobilistes à la plus grande précaution.

Enfin, comme je vous le mentionnais il y a peu, les régions que je traverse actuellement sont d’anciens territoires mapuches. Les lacs tirent donc pour la plupart leur nom de ces communautés et une petite anecdote est souvent rappelée à chaque mirador. Une façon de faire plutôt judicieuse pour se reposer en s’instruisant. L’autre jour j’ai par ailleurs atterri dans un jardin-camping attenant à un bistrot qui faisait davantage penser à un musée. En mémoire à la tribu Foyel, les murs étaient tapissés de photographies, témoignages et articles de presse, tandis que le comptoir croulait sous les livres et cd de musique traditionnelle. Ici le souvenir de la « Conquête du désert » (campagne militaire qui eu lieu de 1878 à 1885 pour éradiquer cette population) est toujours très présent.

Pour finir, une petite note à part sur Bariloche que l’on surnomme souvent la Suisse de l’Amérique du Sud. Ici, on pourrait se perdre des jours à randonner entre lacs et montagnes tant la vue est splendide, mais la spécificité réside aussi dans ses nombreuses brasseries artisanales et chocolateries dont l’odeur vous attire depuis la rue. Les dégustations sont de rigueur!

Tous au fourneau !

Bonjour à tous! Aujourd’hui c’est dimanche, il paraît qu’il fait beau chez nous (on m’envoie des photos de déjeuners en terrasse…) Ici il fait 4° ce matin mais je ne me plains pas car hier il faisait -2! Bref je me suis rappelée que je n’avais pas encore parlé des pâtisseries argentines alors je vais me rattraper !

Tout d’abord les media lunas (demies lunes) ou en fait une version plus petite (et malheureusement moins bonne à mon sens) de nos croissants au beurre. Elles sont généralement servies en formule avec une boisson chaude dans les bars mais peuvent aussi s’acheter à l’unité dans les boulangeries.

Les pepas elles, sont des biscuits fourrés à la confiture de coing (dulce de membrillo). Un délice et c’est la collation idéale pour combler la petite faim de 10h ou 4h.

Les facturas… Un délice bien calorique mais quand on aime on ne compte pas (n’est ce pas?!) Une pâte briochée avec crème pâtissière et confiture de différentes sortes. Ça vous remet sur pied pour pédaler croyez-moi!

Le dulce de leche, qui est une pâte à tartiner à base de lait et de sucre. On trouve bien sûr du Nutella en grandes surfaces mais en Argentine et au Chili on consomme beaucoup plus cette confiture de lait. D’ailleurs de nombreuses pâtisseries sont fourrées au dulce de leche.

Et enfin les alfajores… Vous n’avez pas visité l’Argentine si vous n’avez pas goûté ces petites merveilles!!! Deux biscuits ramollis et maintenus par une ganache au dulce de leche. Et selon les envies: saupoudrés de copeaux de noix de coco ou de sucre glace, avec glaçage chocolat blanc ou noir. Mon préféré ? Bonne question, je crois qu’il faudrait tous les regoûter !

Voilà une autre bonne raison d’aimer l’Argentine n’est-ce pas ?!

Les rencontres du quotidien

Bonjour à tous depuis Bariloche! Aujourd’hui je tenais à vous faire partager mon quotidien en termes de rencontres. Une journée à pédaler seule peut paraître long mais vous vous rendrez compte que nous ne sommes jamais vraiment seuls et tous les cyclistes « solo » vous diront la même chose. Voici donc des petites anecdotes de personnes que j’ai rencontrées sur la route des sept lacs, imaginez ce que cela représente sur six mois…

– Lors de ma dernière étape chilienne je me suis réveillée devant un panorama incroyable vous vous en souvenez. Mais ce jour là j’avais à peine de quoi déjeuner et une longue route à parcourir avec de nombreuses montées. Pour la première fois depuis le début du voyage au bout de neuf kilomètres ma tête à commencer à tourner et je vascillais sur mes jambes. Je me suis arrêtée un instant puis suis repartie en me disant que ça finirait par passer. Mais il y a des jours avec et des jours sans et ce jour là je n’y arrivais clairement pas. C’est alors qu’un pick up est sorti de nul part, m’a doublé et a pilé devant moi. Je n’avais même pas encore mis pied à terre qu’un couple descend et vient à ma rencontre en me tendant sandwich et bouteille d’eau…

– Le lendemain alors que j’embarque sur le ferry, une argentine vient à ma rencontre et me propose de la rejoindre elle et deux amis pour boire un maté. On passe ainsi une heure et demie à parler de tout et de rien, à en oublier tout le reste si bien que nous ne nous rendons même pas compte que nous sommes arrivés et que tout le monde est déjà descendu!

– Je quitte mes amis du ferry et me rends dans un petit restaurant pour prendre un petit déjeuner, le soleil n’arrive toujours pas à me réchauffer je décide d’attendre avant de prendre la route. Je m’installe et un couple vient vers moi et entame la conversation puis au bout de quelques minutes me disent au revoir et remontent dans le bus qui les attendaient. Je m’apprête alors moi aussi à quitter le restaurant et demande l’addition mais la serveuse me dit en souriant « ce n’est pas la peine le monsieur à payer pour vous en sortant »!

– Il est déjà presque 11h30 lorsque je me décide enfin à affronter le ripio chilien mais les côtes argentines quelques kilomètres plus loin seront les plus dures. Je garde malgré tout le rythme et surtout le sourire. Les rares chauffeurs que je croise me saluent gaiement, un chauffeur de bus baisse même sa vitre pour me dire en riant « tu es folle ma parole! » et un gardien du parc s’arrête en haut d’une côte pour me féliciter.

– J’arrive enfin à San Martín, on me recommande un hostal, je n’y passe qu’un jour et demi mais comment vous dire… Je n’arrive pas à décoller. Il est déjà midi j’aurais déjà dû partir depuis trois heures mais ici les gérants et moi on se tort de rire à en avoir les larmes aux yeux. Le contact est facile et spontané et les blagues s’enchaînent les unes après les autres.

– Quinze kilomètres plus tard, je m’arrête à un mirador quand un couple me voit et commence à me poser les questions habituelles : D’où viens-tu? Combien de kilomètres as-tu parcouru depuis le début ? Où comptes-tu aller? Tu voyages seule? Ce n’est pas dangereux pour une femme? Ils me demandent ensuite l’éternelle photo souvenir et le monsieur ne résiste pas à l’envie d’essayer mon vélo, puis au moment de repartir ils ne peuvent s’empêcher de me proposer des soupes, gateaux, maté et autres provisions ayant peur que je manque de quelque chose.

– Le soir j’arrive à un camping mais me retrouve devant la porte fermée. Qu’importe un vélo peut passer alors je n’hésite pas. Je fais le tour pour au moins signifier ma présence mais ne trouve personne. Par contre je remarque une porte ouverte et des matelas dans la petite pièce, ce soir je dormirai au moins au chaud. Je commence à me préparer à manger quand arrivent deux travailleurs saisonniers. La saison est terminée mais ils sont encore là une journée pour terminer de nettoyer. Je leur explique que je suis passée malgré la porte fermée et que je me suis installée derrière la réception, ils rient et confessent qu’ils auraient fait la même chose puis allument le poêle et m’invitent à boire un café pour me réchauffer. Je partagerai le dîner avec eux ainsi que le petit déjeuner si bien que je ne quitterai le camping qu’à 13h ce jour là (de mieux en mieux!).

– Quelques kilomètres plus loin je me fais arrêter par les frères Nicolas (selon eux le meilleur nom de famille d’Argentine!) Ils traversent la rue en courant et me proposent de partager une thermo de maté. L’un d’eux ne lâchera ma main que lorsque son frère me rendra la tasse brûlante. Pendant ce temps ils ne peuvent s’empêcher de me raconter une blague sur les français « c’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup d’eau en France et que c’est pour cela que les français se lavent à l’eau de Cologne?! » Et nous voilà parti dans un éclat de rire et eux qui continuent « blague à part vous avez les meilleurs parfums ».

– Je continue ma route et vois un cycliste en sens inverse. Gustavo vient de Buenos Aires, il est conducteur de camions blindés et a obtenu quelques jours de vacances. Il en a donc profité pour venir faire la route des sept lacs. Une thermo de maté plus tard et des anecdotes de voyage partagées nous nous séparons en nous souhaitant bonne route.

– La nuit commence à tomber et toutes ces rencontres m’ont bien retardées mais qu’importe elles sont ce pour quoi je voyage. Malgré tout je fatigue et commence à regarder depuis plusieurs kilomètres déjà le bas côté mais impossible d’y planter la tente à cause des nombreuses pierres qui s’y trouvent. Je gravis donc encore une côte quand je me retrouve face à face à deux cyclistes argentins eux aussi exténués et cherchant un coin d’herbe pour passer la nuit. On décide de camper tous les trois. Ils n’en reviennent pas de mon chargement, eux aussi n’avaient que quelques jours et font seulement la route des lacs. Ils sont partis un peu précipitamment sans même vérifier leur tente qui s’avérera à moitié cassée. L’un d’eux propose de faire du riz, moi avec mes sacoches pleines je propose des avocats, des tomates, du citron et sors même la tablette de chocolat pour le dessert (le secret énergétique pour se remettre d’une dure journée de vélo!) Et je rigole, ces gars n’ont rien mais ils ont la bouteille de Whisky! On se fait donc une vaisselle improvisée brins d’herbe et whisky (depuis le temps vous les attendiez mes astuces camping non?!) Et puis on en garde un peu pour nous aussi ça réchauffe du froid patagonien. Bref ce soir là nous dînerons un « rizotto a la leña » (Au feu de bois) et on en rit encore… Ben oui je n’ai pas sorti ma bombone de gaz mais en même temps ces argentins mettaient tellement de cœur à l’ouvrage à faire le feu et à le maintenir. Ils ne supportaient pas l’idée de se faire battre par un américain (Au Pérou Jeremy me faisait des pancakes au petit déjeuner même sous la pluie) du coup ils sont rentrés dans une compétition et m’en ont « à peine » voulu quand je leur ai montré la bombone le lendemain hahah. Bref avec ces deux là c’est des fous rire garantis! Ce que je ne savais pas c’est qu’ils feraient, avec Gustavo, ma publicité va travers la route 40…

– C’est comme ça que je suis arrivée à l’hostal Villa la Angostura et qu’un père et son fils, argentins de Cordoba sont venus se présenter en me disant « c’est toi la fille aux sacoches jaunes, au vélo impossible à soulever et où il ne manque rien ? » Qu’est-ce qu’on a rit tous les trois ces deux jours dans ce petit village. Eux non-plus ne s’étaient pas entraînés mais ils se sont lancés dans l’aventure pour quelques jours sur la route des lacs. Le père m’avouera que de me voir ainsi cela lui donnait clairement envie de faire un voyage au long cours. Il ne s’attendait pas à rencontrer de si belles personnes pendant son voyage m’a t-il confié et on voyait qu’il était profondément ému. Moi je trouvais ça magnifique ce qu’il partageait avec son fils, et cela allait créer pour sûr des souvenirs pour la vie. Il y avait quelque chose en eux qui me touchait et inversement. On s’est dit au revoir en prenant cette photo à l’hostal sans savoir que nous nous reverrons deux jours plus tard sur la route… Eux en voiture, m’attendant en haut d’une côte, ils sont descendus et émus on s’est pris dans les bras. Le père à alors demandé à son fils de nous reprendre une photo puis il m’a dit « ils avaient raison ces argentins avec qui tu as campé, ils nous avaient dit que tu étais spéciale. Tu sais quand je te vois je vois mon fils. Je sais que tu vas réussir, je suis fière de toi. Prends soin de toi et tiens nous au courant ». Je ne vous raconte pas dans quel état j’étais après ça ! Hier je n’ai pas pu m’empêcher de leur envoyer un message et celui qu’ils m’ont renvoyé m’a donné les larmes aux yeux…

– À Bariloche j’ai retrouvé mes compagnons de camping qui m’ont vraiment chouchoutée! « On t’invite » m’ont-ils dit à peine arrivée ! Alors on a profité des spécialités de Bariloche… Les chocolats et les bières artisanales et le tout accompagné d’un délicieux barbecue au Malbec.

Voilà ce ne sont peut être pas grand chose mais ces moments représentent beaucoup pour moi. Si j’ai toujours tant aimé l’Amérique du Sud c’est certes pour ses paysages mais surtout pour ses habitants tellement accueillants. On peut faire des milliers de kilomètres et admirer de multiples paysages mais si différents soient-ils les uns des autres ce n’est pas ça voyager. Voyager c’est aller à la rencontre des gens, c’est s’ouvrir à eux, s’intéresser à eux et partager avec eux.

Habla español?

Bonjour à tous depuis San Martín de los Andes! Je profite de ce passage de frontière pour vous parler d’une culture différente que je n’ai pas encore évoquée ainsi que (et je suis étonnée de n’avoir eu encore aucun commentaire à ce sujet 😉) des différentes manières de parler l’espagnol en Amérique du Sud.

Rappelez-vous, plus au nord et notamment au Pérou, je vous faisais part de mes rencontres avec les populations Quechuas qui parfois donnaient lieux à des dialogues de sourds !
Au sud du pays et en Bolivie, je rencontrais ensuite plutôt des descendants Aymaras, une autre minorité. Cette fois je souhaite vous parler des Mapuches. Cette communauté aborigène vit dans le centre et sud du Chili (autrement dit zones rurales, région de Santiago et… région des lacs!) et de l’Argentine (Neuquén, Río Negro et Chubut). Ils ont leur propre langue, le Mapuche. Comme les autres civilisations ils ont aussi connu l’invasion Inca et espagnole mais aussi Chilienne et Argentine plus tard, poussées par des envies de conquêtes et de contrôle.

Si j’ai décidé de faire un article sur le sujet c’est qu’en plus d’une différence culturelle d’un point de vue historique ou comportemental, les minorités apportent également une différence linguistique. Ceux qui ont déjà voyagé en Espagne et en Amérique du Sud ou Amérique centrale s’en sont peut être déjà rendu compte. On peut parler un bon espagnol et ne pas comprendre un sud-américain. Cela est en fait dû au mélange entre l’espagnol apporté par les colons et le dialecte que chaque civilisation utilisait à l’époque. L’espagnol a donc évolué à sa manière dans chacune de ces régions avec ses similitudes et ses différences. Je fais ici référence au vocabulaire mais aussi à la grammaire et à l’accent! Et pour illustrer le tout, je vous laisse lire l’article ci-dessous puis visionner cette courte vidéo. Vous comprendrez mieux ce que je vis depuis six mois, il faut savoir s’adapter pour se faire comprendre 😉 Et encore ce ne sont que des exemples, je vous passe notamment les expressions chiliennes quelque peu farfelues!
Si vous voulez apprendre à parler chilien en cinq étapes voici un petit truc:
– Dire « Catchai » (« viste » en Argentine) à tout bout de champ : équivaut au « tu vois » en Français
– Ajouter « poh » à la fin de vos phrases
– Remplacer « muy » (beaucoup) par « re » (prononcé ré)
– Utiliser « Weon » (masculin) ou « Wea » (féminin) pour parler d’une chose sans utiliser son vrai terme, et ce au moins cinq fois dans une phrase (là vous êtes un vrai chilien si vous arrivez à toujours suivre le cours d’une conversation avec vingt mots remplacés de cette manière par ces deux seuls mots!)
– « Al tiro » : une expression qui signifie « tout de suite »
Et si vous voulez passer pour un chilien vous n’avez qu’à manger de l’avocat matin, midi… et soir 😂 je plaisante mais pas tant que ça en vrai!

https://www.mosalingua.com/blog/2016/07/22/quel-espagnol-apprendre/

Le centre argentin et chilien

Bonjour à tous! Il est maintenant temps de vous faire partager mon voyage à travers le centre argentin et chilien. Commençons tout d’abord par le centre Argentin…

Tout d’abord Cordoba, la deuxième ville d’Argentine. J’y ai été très bien reçue par mes deux amis cordobeses rencontrés plus tôt en Bolivie. Asado, dégustation du fernet (ici c’est la boisson locale de rigueur! Moi j’avoue ce n’est pas ma tasse de (ma)té), longues conversations et visite de la ville. Ville d’ailleurs très agréable, mêlant moderne et bâtiments coloniaux comme la cathédrale et l’église des capucins qui sont remarquables.

Puis je me suis arrêtée à Mendoza, où j’ai été on ne peut mieux reçue par Carolina, Gustavo et leurs deux enfants qui ont d’ailleurs vécu trois ans à Reims il y a peu! Ce fut de bons moments de partage, notamment ce dimanche passé entre trois générations! Bon je ne vous fais pas de description n’est ce pas, qui dit Mendoza dit vignoble. Vous en avez déjà pas mal vu dans mon dernier article 😉

Avant de quitter la ville je n’ai pas pu m’empêcher de retrouver mes montagnes. Si je devais recommander une excursion ce serait bien l’ascension au Christ Redentor. Ascension se faisant en bus donc non fatiguante et offrant un panorama à couper le souffle notamment une vue sur l’Aconcagua et s’achevant avec une vue imprenable avec d’un côté les montagnes argentines et de l’autre les monts chiliens. Et lorsque la guide profite de la montée pour nous compter l’histoire de San Martin, qui après avoir libéré l’Argentine, a traversé la Cordillère avec ses hommes pour libérer le Pérou et le Chili, l’expédition prend une toute autre ampleur…!

Évidemment le centre ne se résume pas uniquement à ça mais on ne peut pas tout voir malheureusement. Au moins ça vous donne un aperçu.

Puis comme vous l’aurez compris je suis repassée du côté chilien en prenant cette route perdue au milieu des montagnes.

Je me suis d’abord arrêtée à Valparaiso, ville où vécu le poète Pablo Neruda et où sont nés les ex-présidents Salvador Allende et Augusto Pinochet. Cette ville côtière est réputée pour ses maisons recouvertes de graffitis, en réalité c’est beaucoup plus que ça. Visuellement parlant c’est une ville au style très particulier. La grande majorité des maisons par exemple sont en bois et adobe mais recouvertes de tôle ondulée peinte! Je n’avais encore jamais vu de constructions similaires. Mon hôte me précisera alors que cela se retrouve plus au sud du pays du côté de Puerto Montt. De même au niveau architectural il y en a pour tous les goûts avec une prédominance du style allemand et anglais. Les églises sont par conséquent tantôt luthériennes ou anglicanes. Enfin, la ville s’est construite autour et sur des monts qu’on appelle ici cerro. Les plus connus étant Cerro Alegre et Cerro Concepción. Pour faciliter l’accès à ces monts la ville dispose de quinze ascenseurs sur rails dont certains ne sont plus en état de marche au vu de l’ancienneté.
Par ailleurs, cette ville, qui fut reconnue par l’Unesco en 2003, était autrefois nommée par les marins étrangers « La petite San Francisco ». C’est en effet une ville portuaire qui, avant la construction du canal de Panama, rayonnait de par sa situation stratégique entre l’Atlantique et l’Asie. Aujourd’hui malheureusement elle n’est plus que l’ombre d’elle même.

Puis j’ai poursuivi mon chemin vers Santiago. Dans la capitale, ma venue était attendue ! En effet, il y a cinq ans alors que je travaillais en Espagne je rencontrais Célia. Deux ans plus tard elle décidait de partir traverser l’Amérique du Sud à vélo et aima tellement le Chili qu’elle y retourna pour ses études. Il va sans dire que cette petite visite lui a rappelé des souvenirs!
J’ai également visité la ville, son centre, les cerro Santa Lucía et San Cristóbal mais retiendrais surtout le musée de la Mémoire: un très beau musée racontant le coup d’état et la période de dictature chilienne, la plus longue dictature d’Amérique du sud. Très récente, on sent qu’elle est encore très présente dans l’esprit des jeunes chiliens car cela a affecté ses parents ou grands-parents.

J’ai ensuite mis cap au sud, destination Pucón. Ça y est, je quitte le centre, à partir de maintenant c’est une autre aventure qui commence!

La route du vin

J’ai laissé Salta derrière moi pour emprunter la route du vin en passant par Cabra Corral, Alemanía, Cafayate et Santa María. Des étapes soit relaxantes, perdues au milieu de nulle part, touristiques ou très arides sur la RN68 puis la mythique route 40.

Tout d’abord Cabra Corral, une étape idyllique au bord d’un étang entouré de montagnes. Des animaux en liberté et des bateaux de pêche offrant des sorties nocturnes. Déconnexion totale..

Puis Alemanía, un bled paumé de dix maisons tout au plus au bord d’une rivière mais une vue sur les montagnes à couper le souffle en traversant le pont. Vous avez dit méditation ?

Pour arriver à Cafayate j’ai ensuite du traverser sur plus de 83km la Quebrada de las Conchas, une réserve naturelle très aride des vallées Calchaquíes dont les formations datent de plus de 145 millions d’années. 83km en pure autonomie, pas une tienda sur le chemin vendant de l’eau ou de la nourriture. Ici la nature est maître. Cette fois elle était plutôt de mon côté, le vent dans le dos m’aidant dans les nombreuses montagnes russes quelque peu usantes au moral. J’ai partagé les derniers kilomètres avec un Allemand qui n’en revenait pas de voir une femme pédalant seule dans des conditions si difficiles, j’étais apparemment la première qu’il voyait en Amérique du Sud cela m’aura valu une invitation au restaurant en arrivant à Cafayate!

Le lendemain j’ai visité le musée du vin et n’ai pas pu m’empêcher de procéder a quelques dégustations. Ici le vin est produit en altitude et bénéficie d’un climat sec et ensoleillé toute l’année ainsi que d’une variation importante de température entre le jour et la nuit. C’est là tout le secret des vins de Cafayate et ce qui en fait son unicité ! Je vous joins quelques docs pour illustrer tout ça !

Puis j’ai quitté cette petite ville très agréable pour rejoindre Santa Maria. Quel ne fut pas mon étonnement de voir des cactus poussant à côté des vignes, le paysage est bien différent du nôtre ! D’ailleurs ici on trouve des vignes basses mais aussi des vignes hautes et les vendangeurs n’ont pas à se baisser. Ils cueillent au dessus de leur tête et remplissent leur « gamelas » de 20kg chaque matin entre les mois de janvier et avril. Il paraîtrait qu’ici le rythme est plus rapide que chez nous ou pour reprendre les mots d’une employée « en France, on a le temps de bavarder »!!!
Sur la route j’ai cette fois rencontré un groupe d’Espagnols qui eux venaient de Patagonie et s’en vont en Alaska, il y a donc bien plus casse cou que moi !

Malheureusement, arrivée à Santa Maria ma cheville a refait des siennes. C’est donc en bus que j’ai rejoint Cordoba pour quelques jours de repos, de visites et de retrouvailles avec des amis argentins rencontrés en Bolivie quelques mois plus tôt. Je serai en fin de semaine à Mendoza puis traverserai le Chili direction Valparaiso d’où je reprendrai le vélo pour Santiago en espérant que ce repos aura été bénéfique. Pour info, les températures sont déjà négatives à l’intérieur des tentes en Patagonie à l’heure actuelle (info reçue de mes amis cyclistes il y a deux jours) je vais moins rigoler dans quelques semaines quand je quitterai la chaleur du nord!

La bise à tous et à bientôt!!!

Viva Argentina

Quand je débarque à Purmamarca j’atterri au camping le plus hippie du village. Tatouage, rasta, macramé et guitare, les gens sont ici depuis un mois et ne décollent pas. Et en même temps ça peut se comprendre, le cadre est exceptionnel et l’ambiance tranquille invite à se poser! Malgré tout avec Aline on ne reste que deux nuits, le temps de faire quelques balades pour admirer la montagne aux sept couleurs et on prend la direction de Tilcara.

Là bas nous sommes accueillies par l’amie d’une amie, Luz. Cela fait vingt ans qu’elle tient sa petite posada avec vues sur les montagnes. Elle travaille également pour la conservation du patrimoine et notamment de la quebrada d’Humahuaca, inscrite à l’Unesco. D’ailleurs on profite de notre passage dans la région pour visiter l’Hornocal (la montagne aux quatorze couleurs d’Humahuaca). Puis angine, rhume, fièvre, je me fais la totale et préfère donc attendre avant de reprendre la route. Mercredi j’ai finalement repris le vélo après une longue pause pour 85km durant lesquels les montagnes sont passées du rouge au vert, le climat de sec à humide mais un compagnon m’aura été fidèle jusqu’à l’arrivée, j’ai nommé… Le vent de face! Je suis donc arrivée à San Salvador de Jujuy en ce 28 février avec les jambes lourdes alors que l’itinéraire annonçait de la descente, comme quoi on change une variable et toute l’équation est modifiée ! J’ai posé ma tente sous un toit dans les jardins d’une Posada et j’en ai profité pour faire un tour dans les environs… Le moins que l’on puisse dire c’est que le changement est radical, le niveau de vie est incomparable avec le nord. Ici on loue de magnifique cabañas en bois tout confort (chalets) à 750 pesos argentins / jour (cela reste très correct mais impossible dans mon budget actuel de voyage… Dommage!) et du côté de Yala les villas avec piscines se succèdent! Si vous voulez investir c’est le moment !

De mon côté j’ai vraiment apprécié ce petit séjour à Jujuy. Préparation d’empanadas, asado (barbecue) et musique, j’ai vécu le weekend typique argentin (oui oui ils font ça tous les weekend !!) avec des personnes tellement sympathiques et accueillantes que l’on m’a invitée pour la nuit et le petit déjeuner (tortillas frites et miel accompagné d’une tasse d’Api).

J’ai ensuite été consulter un médecin, cela faisait des mois que ma cheville droite était très enflée (le double de la gauche). Après 5h de consultation et des décharges électriques dans le pied, la cheville et la jambe, le liquide s’est dissipé mais l’os a déjà commencé à se calcifier et la cheville reste donc beaucoup plus grosse … À surveiller ! Depuis je réduis mes distances par deux, je ne fais plus que 40km par jour. Je suis arrivée à Salta en début de semaine et prendrai bientôt la route direction Tucuman, Cordoba et Mendoza… Bientôt les dégustations de vins argentins !

PS: pour ceux qui le veulent allez voir Rodrigo Siamarella sur Youtube, c’est le musicien que l’on a rencontré dans les montagnes de Purmamarca. Un régal!

Bientôt le grand départ !

Nous démarrerons  notre aventure  à Quito en Equateur, pays de haute altitude peuplé de volcans.

Nous poursuivrons notre chemin à la découverte des merveilles du Pérou : glacier Pastoruri, lagune 69, salines de Maras, terrasses de Moray, canyon de Colca, Machu Picchu, etc.

vignette_preparatifs

La Bolivie sera notre troisième point de chute. Parc national Toro Toro, la ville de Sucre (UNESCO), le Sud Lipez, ou encore le salar d’Uuyuni : on a hâte!

Puis viendra le Chili  avec entres autres le Parc National Torres del Paine, le désert San Pedro de Atacama, Chiloé et la vertigineuse Valparaiso.

Enfin l’Argentine nous accueillera, avec ses « quebradas » dans la région de Jujuy puis ses grands lacs (Bariloche) et ses sites mythiques (Fitz Roy, Perito Moreno).

Notre itinéraire est très varié. Nous allons passer par des zones tantôt fraiches et humides et tantôt arides, allons devoir supporter les vents forts, alterner pistes et routes et le tout à une altitude pouvant aller jusqu’à 5000m.