Trekkings en Patagonie

Bonjour tout le monde! Je n’ai pas donné beaucoup de nouvelles depuis Tortel et pour cause, ça a été assez compliqué. Sortez la carte ou allez sur Google map vous allez comprendre!

À Tortel le ferry ne partait pas avant une semaine mais je ne voulais pas rester une semaine au même endroit, j’ai donc remonté une bonne partie du Chili en bus (jusqu’à Chile Chico) pour ensuite pédaler jusqu’à Los Antiguos côté argentin. Là je me suis retrouvée sans un sous (sin un mango comme ils disent ici!) et le seul distributeur du village ne lisait pas la puce de ma carte. J’ai donc fini en stop jusqu’à Perito Moreno pour arriver avant la nuit. À noter que le nom du village n’a rien à voir avec le glacier qui se trouve à des centaines de kilomètres plus au sud, assez bizarre ces argentins. Brefff de là je me suis dis je vais pouvoir facilement descendre en stop par la route 40 pour reprendre le vélo ensuite. Mais non, très peu de monde emprunte cette route en hiver à cause du climat qui la rend impraticable. On m’a donc déposée jusqu’à Gobierno Gregores mais de là j’ai du faire un énorme détour … Gob. Gregores-Rio Gallegos-Calafate et enfinnnnn Chalten ! Celui qui osera me dire que je ne connais pas la Patagonie Argentine je lui fais manger la carte!!!

Bon une fois ces petites complications logistiques passées j’ai du faire face à un deuxième problème, ma cheville a refait des siennes. Vous vous souvenez peut-être de l’épisode Bariloche où je ne pouvais plus poser mon pied par terre après l’excursion au refuge Frey, et bien pour tout vous dire je marche maintenant depuis quelques temps avec le pied bandé au quotidien et en prenant des cachets… Pas l’idéal. Mais je voulais absolument faire des randos au Chalten, la capitale nationale du trek. J’ai donc pris sur moi pour faire un trek de 8km (« mirador des aigles et condors » qui donne une vue incroyable sur la village et le mont Fitz Roy), 18km (randonnée super sympa qui mène à la lagune Torres, gelée en cette saison, ses énormes blocs de glaces et son glacier) et 25km (vue imprenable sur le Fitz Roy, la lagune Capri et le glacier).
De Chalten je suis passée à Calafate pour voir le fameux Perito Moreno. Et là encore vous vous rendrez compte par vous-même dans la vidéo de l’état de la route par endroits…
Puis je suis arrivée à Puerto Natales pour visiter le Parc National Torres Del Paine.

Je suis maintenant à Punta Arenas en attente de partir pour « le bout du monde », la Tierra del Fuego. C’est clair que je n’avais pas imaginé la fin du voyage de cette manière, en bus, mais je pense que c’est plus raisonnable. Il est temps de rentrer soigner ma cheville. Je serai forcément un peu déçue d’arriver à Ushuaia en poussant « el amigo » mais bon on aura vécu de belles histoires ensemble depuis huit mois malgré tout. Et il n’y aura qu’à dire que ce ne sera pas le dernier voyage ensemble ! 😉

VIDEOS: copier/coller les liens dans votre barre URL

* LAGUNA TORRE (El Chalten): https://gopro.com/v/6ZX3o5a11NDp

* SENTIER FITZ ROY (El Chalten):
https://gopro.com/v/dpXXMn8BqvLe

* PERITO MORENO (Calafate):
https://gopro.com/v/5NLLR8n5qPPe

* TORRES DEL PAINE (P.Natales):
https://gopro.com/v/g4bberE6Egyr

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La carretera austral

Bonjour à tous!!! Voici les nouvelles du front!

Je suis venue à bout de la carretera austral (route australe) et c’était vraiment MAGNIFIQUE!!!!

De Chacabuco j’ai d’abord rejoins Coyhaique puis Villa Cerro Castillo. A ma grande surprise la route était asphaltée… Un peu déçue donc cela manquait d’aventure. Je m’imaginais autre chose de la carretera austral. Il faut dire que j’arrivais en terrain inconnu, j’avais préféré ne voir aucune photo avant de me lancer pour garder l’effet de surprise jusqu’au bout. Et j’ai bien fait! Moi qui pensais chemins de terre bordés d’arbres sans beaucoup de vue je me suis trompée sur toute la ligne. Cette route est juste magnifique. Et ne vous en faites pas il y a bien du ripio à partir de Villa Cerro Castillo!!! Même si j’avoue je m’imaginais encore une fois m’embourber et que ce ne fut pas le cas mais cela doit être à cause du gel hivernal. 🚴

Les premières photos sont de Puerto Rio Tranquilo. Pour ceux qui veulent se marier de manière originale, il paraît qu’ils réalisent vraiment des mariages à la capilla de mármol en plein milieu du lac General Carrera, le deuxième lac le plus grand d’Amérique du Sud, le plus grand lac du Chili et le quatrième pour l’Argentine. Bon moi j’ai passé mon tour j’allais pas attendre sur mon rocher 🤣

J’ai ensuite continué mon chemin vers Puerto Bertrand et le lieu dit « Confluencia », un endroit magique où les fleuves Baker et Neff se rencontrent. Là-bas j’ai rencontré Cristian et Victoria qui préféraient passer leur lune de miel à parcourir la carretera austral en van plutôt que de partir sur une plage « comme tout le monde ». Ils me diront que la Carretera est encore peu parcourue par les locaux alors que sa réputation n’est plus à faire pour les étrangers. Les chiliens loupent quelque chose !!! 👰

J’ai continué vers Cochrane et la fin de la carretera approchait. J’en prenais plein les yeux, jusqu’au bout. Je savais aussi que à partir de là je n’avais d’autres choix que de ressortir la tente malgré le froid car il n’y avait plus aucun village avant Villa O’Higgins. Mais ce ne fut pas un grand problème. J’ai sorti mon téléphone et relevé les lieux dits « refuge » sur maps.me (l’application indispensable souvenez-vous !). En réalité ce n’était pas des refuges mais des abris bus en bois, à proximité de fleuves pour remplir les gourdes et cuisiner et qui m’auront permis d’être malgré tout protégée par trois côtés et d’avoir un toit au dessus de ma tête. Je relèverai néanmoins des températures négatives de -4°C, mais il paraît que ça conserve! ⛺

En principe la carretera austral s’achève à Villa O’Higgins. L’accès se faisant par Puerto Yungay. Mon plan initial était donc de suivre cette route puis de prendre un bus pour revenir en arrière et visiter le village typique de Tortel.
Sauf qu’arrivée à une trentaine de kilomètres de Puerto Yungay j’ai réalisé qu’on était jeudi et comme quelques jours plus tôt on m’avait dit que le ferry pour Puerto Natales partait de Tortel les samedi j’ai décidé de ne pas aller à Villa O’higgins finalement. Autrement j’aurai dû attendre le bus de la semaine prochaine (il ne part que tous les mercredi) pour m’amener à Tortel ou refaire moi-même le chemin en sens inverse … Plutôt débile. Je suis donc partie en direction de Tortel directement. Et c’était plutôt cool, j’évitais plus de 400m de dénivelé bien pentus… 🏔️

Mais le terrain était trop monotone pour moi. Du ripio en ligne droite et sans dénivelé c’est pas drôle n’est ce pas ? Il manquait un peu d’adrénaline. Vous en faites pas j’ai eu ma dose peu de temps après… J’ai remarqué que ma poche était ouverte et mon téléphone ne s’y trouvait plus « et m…… »!!! Je fais demi tour sur 2km en regardant sur le bas côté et puis soudainement je me rappelle que je l’ai mis dans la pochette de mon panneau solaire pour le recharger en route (vraiment irrécupérable !) Je refais donc demi tour vers Tortel. Quand on aime (le ripio) on ne compte pas n’est ce pas ?! Heureusement que j’ai vite retrouvé mes esprits quand même sinon je repartais pour un tour! 🚧

J’arrive donc enfin à Caleta Tortel, si vous ne connaissiez pas vous comprendrez l’enfer que j’ai vécu en regardant mes photos. Pour faire simple: le village n’est accessible que par des passerelles en bois (en escaliers) et en ce moment elles sont plutôt très bien givrées ! Autant vous dire que c’était pas coton avec mon vélo et mes bagages…je le savais mais bien sûr je n’avais pas le choix. Heureusement les gens sont aimables et m’aident à faire les allers retours jusqu’au ponton d’où je prendrai le bateau pour me rendre de l’autre côté du village dans un des seuls établissements qui semble encore ouvert en cette saison. Ouf me voilà logée! 🏨

Tortel, un magnifique village que j’aurais eu le plaisir de découvrir avec Alejandra et Cristian, deux chiliens en vacances logés avec moi. Nous partons en direction des miradors, une randonnée qui s’avérera plus complexe qu’elle n’en a l’air car le terrain est innondé et les passerelles très glissantes. Mais la vue est à couper le souffle. Nous rentrons de balade et j’apprends que le ferry ne viendra finalement pas ce samedi mais le 8 juin! 🚢

Pour éviter de rester une semaine au même endroit je décide de prendre le bus avec les chiliens le lendemain pour remonter à Cochrane (j’ai aimé la carretera austral mais de là à la refaire en vélo en sens inverse…) puis Chile Chico. De là je repasserai en Argentine et descendrai. Prochaines étapes : El Chalten et Calafate. Bref c’est ça les voyages, s’adapter. Je pense que vous avez compris maintenant à quel point c’est difficile de donner une date de retour avec précision alors qu’on est dépendant des ferry et des chemins de montagnes qui ferment. En tout cas, je me suis régalée à parcourir la carretera austral. Quand je pense que cette route est pleine de cyclistes et de randonneurs en été, moi je n’y ai croisé que trois personnes: un baroudeur uruguayen et deux chiliens en van! Assez jouissif d’avoir cette route mythique pour soi 😉

Chiloé, une île de légendes et de traditions

Chiloé, un archipel de traditions et de légendes

Après soixante-dix kilomètres depuis Puerto Montt et à peine une demi heure de ferry mon petit vélo et moi débarquons sur l’île de Chiloé, la seconde plus grande île du Chili après la Terre de feu, sous une pluie qui ne cesse depuis déjà plusieurs jours. Bien décidée à rejoindre Ancud, j’enfile donc le poncho, le bonnet et les gants et achève les trente kilomètres restant. C’est à ce moment que je me rends compte d’une chose… L’île est tout sauf plate!

L’île ou l’archipel d’ailleurs ? On dit souvent l’île de Chiloé mais en réalité il s’agit d’un archipel composé d’une trentaine d’îles dont l’île principale en effet surnommée Chiloé ou grande Chiloé. Et il y a tant à dire sur cet archipel!

Vous avez peut-être déjà entendu parler de ses mythes et légendes ? Il paraît que les chilotes (habitants de Chiloé) y croient. Vrai ou pas, cela fait aussi sans aucun doute partie du folklore touristique. Il n’y a qu’à arpenter le marché du port de Castro pour voir le nombre de stands vendant ces livres contant les mythes de l’île. En tout cas une chose est sûre, le mauvais temps à Chiloé n’est pas un mythe!!!

L’archipel est aussi connu pour ses églises en bois. Sur plus de soixante dispersées sur différentes îles, seize sont inscrites au Patrimoine de l’Humanité. Une route touristique à donc été développée et permet aux touristes de les découvrir. Personnellement je n’avais pas le temps de toutes les voir mais voici celles reconnues par l’Unesco: Achao, Detif, Chonchi, Aldachildo, Caguach, Castro, Nercón, San Juan, Chelín, Vilupulli, Quinchao, Tenaun, Ichuac, Rilan, Colo et Dalcahue (vous remarquerez qu’elles se concentrent sur l’est).

Si les églises sont en bois c’est qu’on le trouve en grande quantité sur l’île. Depuis toujours cela a donc été le matériau privilégié par les chilotes qui ont développé un savoir faire bien à eux (on parle d’école chilote). Les maisons aussi sont en bois (la plupart en alerces peint), et ont la particularité d’être surélevées à cause de la grande humidité du sol. Certaines maisons sont même sur pilotis, je pense notamment aux palafitos de Castro.

Peuple de traditions, il y en a une qui fait encore beaucoup parler même si presque plus pratiquée : la tiradura de casa. Il s’agit du déménagement d’une maison par voie maritime ou terrestre. Le rassemblement de voisins et amis pour aider au déménagement est appelé minga. La maison est renforcée pour éviter de briser portes et fenêtres pendant la manœuvre, de nombreux bœufs sont réquisitionnés et la coordination entre tous est primordiale. N’hésitez pas à aller voir une vidéo sur internet, ça vaut le détour!

Enfin, je ne peux terminer cette publication sans évoquer l’activité importante de pêche, en particulier du saumon, et de son exportation. À savoir que le plat typique ici est le Curanto. Autrefois, on creusait un trou dans la terre, on y disposait des pierres chauffées par un feu de bois et l’on y déposait viande, fruits de mer et légumes, le tout recouvert de grandes feuilles.

Note: la route 5 qui traverse l’île principale du nord au sud n’est vraiment pas recommandée. Beaucoup de trafic (notamment de gros camions) qui n’ont que faire des cyclistes…c’est bien dommage !

Habla español?

Bonjour à tous depuis San Martín de los Andes! Je profite de ce passage de frontière pour vous parler d’une culture différente que je n’ai pas encore évoquée ainsi que (et je suis étonnée de n’avoir eu encore aucun commentaire à ce sujet 😉) des différentes manières de parler l’espagnol en Amérique du Sud.

Rappelez-vous, plus au nord et notamment au Pérou, je vous faisais part de mes rencontres avec les populations Quechuas qui parfois donnaient lieux à des dialogues de sourds !
Au sud du pays et en Bolivie, je rencontrais ensuite plutôt des descendants Aymaras, une autre minorité. Cette fois je souhaite vous parler des Mapuches. Cette communauté aborigène vit dans le centre et sud du Chili (autrement dit zones rurales, région de Santiago et… région des lacs!) et de l’Argentine (Neuquén, Río Negro et Chubut). Ils ont leur propre langue, le Mapuche. Comme les autres civilisations ils ont aussi connu l’invasion Inca et espagnole mais aussi Chilienne et Argentine plus tard, poussées par des envies de conquêtes et de contrôle.

Si j’ai décidé de faire un article sur le sujet c’est qu’en plus d’une différence culturelle d’un point de vue historique ou comportemental, les minorités apportent également une différence linguistique. Ceux qui ont déjà voyagé en Espagne et en Amérique du Sud ou Amérique centrale s’en sont peut être déjà rendu compte. On peut parler un bon espagnol et ne pas comprendre un sud-américain. Cela est en fait dû au mélange entre l’espagnol apporté par les colons et le dialecte que chaque civilisation utilisait à l’époque. L’espagnol a donc évolué à sa manière dans chacune de ces régions avec ses similitudes et ses différences. Je fais ici référence au vocabulaire mais aussi à la grammaire et à l’accent! Et pour illustrer le tout, je vous laisse lire l’article ci-dessous puis visionner cette courte vidéo. Vous comprendrez mieux ce que je vis depuis six mois, il faut savoir s’adapter pour se faire comprendre 😉 Et encore ce ne sont que des exemples, je vous passe notamment les expressions chiliennes quelque peu farfelues!
Si vous voulez apprendre à parler chilien en cinq étapes voici un petit truc:
– Dire « Catchai » (« viste » en Argentine) à tout bout de champ : équivaut au « tu vois » en Français
– Ajouter « poh » à la fin de vos phrases
– Remplacer « muy » (beaucoup) par « re » (prononcé ré)
– Utiliser « Weon » (masculin) ou « Wea » (féminin) pour parler d’une chose sans utiliser son vrai terme, et ce au moins cinq fois dans une phrase (là vous êtes un vrai chilien si vous arrivez à toujours suivre le cours d’une conversation avec vingt mots remplacés de cette manière par ces deux seuls mots!)
– « Al tiro » : une expression qui signifie « tout de suite »
Et si vous voulez passer pour un chilien vous n’avez qu’à manger de l’avocat matin, midi… et soir 😂 je plaisante mais pas tant que ça en vrai!

https://www.mosalingua.com/blog/2016/07/22/quel-espagnol-apprendre/

La région des lacs côté chilien

Si je suis tombée amoureuse du Chili en arrivant à San Pedro de Atacama je m’étais toutefois dit que cet endroit seul n’était pas représentatif du pays. Pour être honnête Santiago et Valparaiso ne m’ont pas tant plus. Je n’y retrouvais pas le même charme. Mais en arrivant dans le sud je peux vous garantir que ce fut l’amour au premier regard. Pucón, Villarica, Lican Ray, Coñaripe ou encore Puerto Fuy, en avez-vous déjà entendu parlé ? Avant de mettre en pied en Amérique du Sud je ne connaissais même pas un de ces noms et pourtant ces villages méritent le détour et vous noterez la différence de paysage avec le nord ou le centre! Dans un style très montagnard, les cabañas et les hostals en bois se succèdent. Même les restaurants et magasins suivent la tendance. Les montagnes vertes ou enneigées encerclent les habitations et se profilent à l’horizon jusque sur des petites plages au sable noir. Ici c’est le contraste des couleurs: si le sable est foncé, il y en a un qui est à l’inverse d’un blanc immaculé et qui vous suit où que vous soyez… Le volcan Villarica: mon coup de cœur! Et lorsque votre œil capte dans un seul et même instant le bleu du lac, le vert des montagnes et le blanc du volcan la magie ne peut qu’opérer!
Lors de mon séjour à Pucón j’ai voulu faire un tour au Parc National Huerquehue mais je me suis également rendue au sanctuaire de Cañi (un beau trekking de deux jours avec une vue imprenable sur les montagnes): je recommande !
Malheureusement j’aurais appris à mes dépends le temps très capricieux de la région. Mon hôte de Loncotraro me dira même « tu sais en hiver il peut facilement pleuvoir une semaine entière de jour comme de nuit non-stop, c’est très courant ». La pluie est une chose mais le froid en est une autre… À Loncotraro, lorsque je me réveillais le thermomètre annonçait 1°C! Je commençais alors à redouter la fameuse route vers le sud. Mais après tout cela fait aussi partie de l’aventure non?!
Après cinq jours coincée par les pluies torrentielles du sud donc, lorsque le soleil a enfin montré le bout de son nez je me suis échappée et j’ai emprunté la route des sept lacs en passant par Villarica, Lican Ray, Coñaripe et finalement Puerto Fuy d’où j’ai pris le ferry avec ma fidèle monture direction Nonthué puis San Martín de los Andes. De là nous descendrons la fameuse route des sept lacs Argentine cette fois, Villa Angostura, San Carlos de Bariloche, El Bolsón… Mais chaque chose en son temps!

Le centre argentin et chilien

Bonjour à tous! Il est maintenant temps de vous faire partager mon voyage à travers le centre argentin et chilien. Commençons tout d’abord par le centre Argentin…

Tout d’abord Cordoba, la deuxième ville d’Argentine. J’y ai été très bien reçue par mes deux amis cordobeses rencontrés plus tôt en Bolivie. Asado, dégustation du fernet (ici c’est la boisson locale de rigueur! Moi j’avoue ce n’est pas ma tasse de (ma)té), longues conversations et visite de la ville. Ville d’ailleurs très agréable, mêlant moderne et bâtiments coloniaux comme la cathédrale et l’église des capucins qui sont remarquables.

Puis je me suis arrêtée à Mendoza, où j’ai été on ne peut mieux reçue par Carolina, Gustavo et leurs deux enfants qui ont d’ailleurs vécu trois ans à Reims il y a peu! Ce fut de bons moments de partage, notamment ce dimanche passé entre trois générations! Bon je ne vous fais pas de description n’est ce pas, qui dit Mendoza dit vignoble. Vous en avez déjà pas mal vu dans mon dernier article 😉

Avant de quitter la ville je n’ai pas pu m’empêcher de retrouver mes montagnes. Si je devais recommander une excursion ce serait bien l’ascension au Christ Redentor. Ascension se faisant en bus donc non fatiguante et offrant un panorama à couper le souffle notamment une vue sur l’Aconcagua et s’achevant avec une vue imprenable avec d’un côté les montagnes argentines et de l’autre les monts chiliens. Et lorsque la guide profite de la montée pour nous compter l’histoire de San Martin, qui après avoir libéré l’Argentine, a traversé la Cordillère avec ses hommes pour libérer le Pérou et le Chili, l’expédition prend une toute autre ampleur…!

Évidemment le centre ne se résume pas uniquement à ça mais on ne peut pas tout voir malheureusement. Au moins ça vous donne un aperçu.

Puis comme vous l’aurez compris je suis repassée du côté chilien en prenant cette route perdue au milieu des montagnes.

Je me suis d’abord arrêtée à Valparaiso, ville où vécu le poète Pablo Neruda et où sont nés les ex-présidents Salvador Allende et Augusto Pinochet. Cette ville côtière est réputée pour ses maisons recouvertes de graffitis, en réalité c’est beaucoup plus que ça. Visuellement parlant c’est une ville au style très particulier. La grande majorité des maisons par exemple sont en bois et adobe mais recouvertes de tôle ondulée peinte! Je n’avais encore jamais vu de constructions similaires. Mon hôte me précisera alors que cela se retrouve plus au sud du pays du côté de Puerto Montt. De même au niveau architectural il y en a pour tous les goûts avec une prédominance du style allemand et anglais. Les églises sont par conséquent tantôt luthériennes ou anglicanes. Enfin, la ville s’est construite autour et sur des monts qu’on appelle ici cerro. Les plus connus étant Cerro Alegre et Cerro Concepción. Pour faciliter l’accès à ces monts la ville dispose de quinze ascenseurs sur rails dont certains ne sont plus en état de marche au vu de l’ancienneté.
Par ailleurs, cette ville, qui fut reconnue par l’Unesco en 2003, était autrefois nommée par les marins étrangers « La petite San Francisco ». C’est en effet une ville portuaire qui, avant la construction du canal de Panama, rayonnait de par sa situation stratégique entre l’Atlantique et l’Asie. Aujourd’hui malheureusement elle n’est plus que l’ombre d’elle même.

Puis j’ai poursuivi mon chemin vers Santiago. Dans la capitale, ma venue était attendue ! En effet, il y a cinq ans alors que je travaillais en Espagne je rencontrais Célia. Deux ans plus tard elle décidait de partir traverser l’Amérique du Sud à vélo et aima tellement le Chili qu’elle y retourna pour ses études. Il va sans dire que cette petite visite lui a rappelé des souvenirs!
J’ai également visité la ville, son centre, les cerro Santa Lucía et San Cristóbal mais retiendrais surtout le musée de la Mémoire: un très beau musée racontant le coup d’état et la période de dictature chilienne, la plus longue dictature d’Amérique du sud. Très récente, on sent qu’elle est encore très présente dans l’esprit des jeunes chiliens car cela a affecté ses parents ou grands-parents.

J’ai ensuite mis cap au sud, destination Pucón. Ça y est, je quitte le centre, à partir de maintenant c’est une autre aventure qui commence!

Bienvenue au Chili 🌵☀️

Bienvenue au Far West!

San Pedro ressemble à un village de l’ouest américain tout droit sorti d’un western. L’architecture particulière des boutiques et maisons ocre et blanches, la chaleur et la poussière venant des chemins de terre, les chevaux qui rentrent au ranch après une journée d’excursion pourraient nous faire oublier un temps que l’on est au Chili… Mais les routards nous le rappellent bien, ici on sort la guitare mais ce n’est pas pour jouer de la country.

San Pedro c’est aussi une ville très chère et touristique. Les rues sont pleines d’agences de voyages, de restaurants, d’hôtels ou campings et de boutiques.
Il faut aussi noter qu’à peine arrivé au Chili on remarque de grosses différences, le pays est nettement plus développé que les trois premiers visités : l’eau du robinet est potable, les routes sont pavées à l’européenne ou en terre mais sans nids de poule, toutes les maisons ont un toit et l’architecture (à Calama du moins) pourrait faire penser à nos centre-villes. Quel changement après quatre mois !

Nouveau pays, nouveau départ et nouvelles rencontres! Alors que je prenais le bus pour la frontière chilienne en ce 14 février je rencontre Jeremy, Maëva et Thomas, trois baroudeurs français en sac à dos.
Ensemble, on décide de découvrir la région sous une chaleur éprouvante et un ciel bleu que je n’espérais plus. Le temps si différent, l’amabilité incomparable des chiliens, la beauté des paysages et cette nouvelle compagnie me font oublier tous les soucis de ces dernières semaines. Durant quatre jours on s’offre San Pedro, el Valle de la Luna, el Valle de la Muerte, les lagunes Cejar et Tebinquinche, des traversées de canyons à vélo, des couchers de soleil incroyables sur le désert, des nuits en camping sauvage à observer les étoiles et le magnifique volcan Licancabur qui n’est jamais bien loin.

La route entre San Pedro et Purmamarca en Argentine étant désertique sur plus de 400 km je l’ai faite en stop, deux chiliens et un brésilien m’ont déposée dans un camping au pied des montagnes aux sept couleurs … Je ne pouvais rêver mieux! Je suis maintenant à Tilcara où je vais visiter les environs et notamment Humahuaca la montagne aux quatorze couleurs. Photos de ces deux sites dans le prochain post!

Bientôt le grand départ !

Nous démarrerons  notre aventure  à Quito en Equateur, pays de haute altitude peuplé de volcans.

Nous poursuivrons notre chemin à la découverte des merveilles du Pérou : glacier Pastoruri, lagune 69, salines de Maras, terrasses de Moray, canyon de Colca, Machu Picchu, etc.

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La Bolivie sera notre troisième point de chute. Parc national Toro Toro, la ville de Sucre (UNESCO), le Sud Lipez, ou encore le salar d’Uuyuni : on a hâte!

Puis viendra le Chili  avec entres autres le Parc National Torres del Paine, le désert San Pedro de Atacama, Chiloé et la vertigineuse Valparaiso.

Enfin l’Argentine nous accueillera, avec ses « quebradas » dans la région de Jujuy puis ses grands lacs (Bariloche) et ses sites mythiques (Fitz Roy, Perito Moreno).

Notre itinéraire est très varié. Nous allons passer par des zones tantôt fraiches et humides et tantôt arides, allons devoir supporter les vents forts, alterner pistes et routes et le tout à une altitude pouvant aller jusqu’à 5000m.