Un petit bilan de l’Equateur

Malheureusement pour nous, il y a énormément de travaux dans Loja en ce moment et les musées de la musique et de la culture lojana étaient fermés. Nous nous sommes donc simplement promenés pour avoir un aperçu : porte de la ville, place de l’indépendance, place Simon Bolívar, cathédrale et parc central, calle Lourdes etc. En somme c’est une ville à taille humaine avec de nombreux cafés, restaurants et boutiques diverses plutôt agréable et qui le sera encore plus une fois les travaux achevés. On vous laisse quelques photos pour vous donner une idée.

Alors que notre périple en Équateur s’achève bientôt, nous vous avons résumé ci dessous quelques notions sur le pays pour être incollable ou presque sur le sujet 😉
Géographie :
Avec une superficie plus ou moins équivalente à celle de la Nouvelle Zélande ou de l’État du Nevada, l’Equateur est le deuxième plus petit pays d’Amérique du Sud derrière l’Uruguay. C’est aussi le plus densément peuplé (environ 45 personnes par km2) pour 12 millions d’habitants au total.

Le pays peut être divisé en quatre zones: les îles Galapagos, la côte, les montagnes, et l’Oriente (l’Amazonie). La moitié de la population est concentrée sur la côte tandis que 45% vit dans les hauts plateaux. Le reste correspond aux communautés vivant dans l’Oriente. Si l’on peut  apprécier autant de paysages sauvages (il n’y a jamais grand monde sur nos photos n’est ce pas?!) c’est aussi parce que 30% de la population vit à Quito et Guayaquil et que la même quantité réside dans d’autres zones urbaines.

Population :
En termes de culture, la population est majoritairement métisse du fait de la colonisation espagnole (65%), une minorité est indigène (25%) et 3% sont noirs (principalement dans la région d’Esmeraldas, au nord). L’héritage culturel est donc impressionnant que ce soit de part le language (Espagnol,Quechua, Shuar, etc), la gastronomie, la musique, les danses, l’artisanat, les vêtements, etc. Le pays est malheureusement assez raciste envers cette minorité indigène qui a parfois honte de ses racines et n’ose pas s’exprimer pour s’exposer davantage.

Architecture :
L’héritage culturel se retrouve également dans l’architecture : coloniale à Quito ou Cuenca (toutes deux reconnues au Patrimoine de l’Unesco), ou dans l’architecture vernaculaire que l’on retrouve dans les villages de montagne comme Oña.

En se baladant on peut observer les différents styles qui se sont succédés au fil des siècles : celui de l’école Quiteña (de Quito) qui est un mélange entre les croyances indigènes et les concepts religieux espagnols, le style mudéjar du 12e siècle qui s’est aussi imposé dans le pays avec l’invasion espagnole, le style plus républicain/formaliste reprenant les héros de la révolution (l’indépendance de l’Equateur se situe sur la période 1820-1822) et enfin l’école des indigènes dénonçant l’oppression de cette classe.

Religion:
La religion est très présente comme vous avez pu le remarquer au travers de nos photos. Il y a de nombreux monuments religieux mais aussi de nombreux fervents pratiquants, pour la grande majorité catholiques même si les indigènes conservent aussi leurs propres croyances. Les églises sont plutôt simples quoique très belles. Peu de grand vitraux mais beaucoup de peintures anciennes et statues. L’arrière de l’autel est lui toujours incroyablement chargé (or, colonnes, statues).

L’éducation :
L’éducation à son importance en Equateur. L’ancien président Rafael Correa avait triplé le budget réduisant ainsi considérablement l’analphabétisme. L’actuel président, depuis mai 2017, (Lenín Moreno) à lui fait passer une loi obligeant ceux désirant passer leur permis de conduire à d’abord obtenir leur baccalauréat. De même, désormais les chauffeurs de taxi  doivent savoir parler anglais pour obtenir leur licence. À noter qu’ici, les enfants portent l’uniforme pour aller à l’école.

Sport:
En ce qui concerne le sport national on retrouve le football (mais ici l’altitude peut vite faire changer les scores !) et le volley qui est aussi bien implanté. À savoir qu’en Équateur il existe « l’ecuavolley » (ecua pour Equateur) et qui se joue à trois contre trois, et à niveau compétitif!

Les combats de coqs mettent aussi un peu d’animation dans les villes ou villages (en ce qui nous concerne, nous avons vu une « arène » à Saraguro mais il n’y avait pas de combat lors de notre passage).

Environnement :
Enfin, l’Equateur compte pas moins de neuf parcs nationaux et une biodiversité très riche. Néanmoins le pays est menacé par la déforestation. Les exportations de bananes, crevettes et pétrole menacent sévèrement l’écosystème et le gouvernement a plutôt tendance à encourager ces initiatives qui rapportent.

On espère que vous en savez maintenant plus qu’avant sur l’Equateur et que vous l’appréciez autant que nous!

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Cuenca – Loja

Cuenca – Jarata – Oña : 111km

Bonjour tout le monde, on continue notre petit bout de chemin, en deux jours nous avons fait 67km pour rejoindre Jarata avec une bonne montée de 15km de long ufff (à l’arrivée tardive au village : camping au milieu des poules!) et 44 km pour arriver à Oña ( avec une bonne grimpette aussi de 7 km. On a passé les 600 km !!! Merci pour vos constants encouragements c’est dans les montées qu’on y pense encore plus.

Oña – Saraguro – Loja : 103km

Après deux autres jours de pédalage nous voilà enfin à Loja, l’ultime grande ville du genre avant la frontière parait-il (frontière qui en passant se rapproche mine de rien et ça fait tout drôle !). Grâce aux conseils avisés du pompier d’Oña nous sommes passés par un ancien petit chemin (vía antigua) qui longe le fleuve de San Lucas à Loja, on a ainsi reposé nos genoux qui travaillent durs depuis quelques temps et on a fait souffrir nos vélos à la place (nids de poule, petites pierres et bosses, on espère qu’ils ne nous en tiendront pas rigueur mais c’était eux ou nous). Nous allons rester un jour à visiter la ville, connue pour la musique, avant de partir pour Vilcabamba. On vous en dit plus très vite! Bonne journée à tous 😙

Cuenca la coloniale aux multiples clochers

Un petit bonjour de Cuenca où il fait bon se balader que ce soit pour admirer ses multiples clochers (pas moins de dix-huit uniquement au centre  historique), son architecture coloniale avec ses toits de tuiles rouges, ses balcons, ses arcades, ses petites rues pavées ou simplement déguster une glace sur une des jolies places. On apprécie par ailleurs la circulation moindre en comparaison à Quito!

Si la nouvelle cathédrale près du parc Calderón et de la place aux fleurs est grandiose tant de l’extérieur que de l’intérieur – sans parler de la vue splendide depuis les dômes – l’ancienne cathédrale, juste en face, (aujourd’hui musée religieux depuis 2006) est tout aussi superbe bien que beaucoup plus petite.

La ville compte aussi de nombreux musées (art contemporain, cultures indigènes, artisanat). Nous en avons donc profité pour en savoir plus sur la confection du fameux Panama dont l’origine est en fait équatorienne! Une fois les brins séchés et tissés à la main, le chapeau prend peu à peu forme, on coupe alors le surplus qui dépasse des bords et on lave le chapeau avant de le mouler. Autrefois, on se servait d’un maillet pour donner la forme au centre du chapeau et d’un fer à repasser pour aplatir les bords. Désormais, on utilise des machines avec un moule en aluminium et un maillet en caoutchouc. Le chapeau une fois placé dans la machine, il est chauffé et soumis à des pressions régulières pendant une vingtaine de secondes. Cette opération est répétée à quatre reprises pour assurer le bon maintien du chapeau. Bien sûr, on trouve des chapeaux tissés plus ou moins finement et donc plus ou moins chers : pour un mois et demi de tissage il faudra débourser 200$, tandis que pour cinq mois il faut compter 1000$. Pour ceux d’entre vous qui sont plus pressés ou qui ne veulent pas mettre autant sachez qu’on peut trouver des Panama à 30$ pour deux jours de tissage.

Bye bye l’Amazonie

Hola les amis, désolé pour le manque de nouvelles, l’Amazonie m’a achevée !

Deux nuits difficiles et en constante deshydratation, mon corps m’a lâché et le mental ne suivait pas non plus même dans les plats et les descentes.  Malgré ça on a fait 60km de Macas (où nous avons finalement été logés par Jorge et sa famille et non au parc! Décidément la générosité des équatoriens est sans pareille) jusqu’à Tayuza. Mais le jour suivant après 21km et alors que les côtes se faisaient plus nombreuses nous avons du prendre un pick up. Au final 3h de voiture en constante montée et le premier village à 60km environ je me dis que c’était peut être mieux ainsi déjà que je courrais à chaque cascade pour m’asperger d’eau… C’est donc Claudio qui a accepté de nous transporter et de nous loger chez lui à Cuenca non sans nous faire goûter le jus de canne à sucre avec beaucoup de liqueur haha et manger le fameux cuy, spécialité de Cuenca (cochon d’Inde): on espère choquer personne mais c’était très bon! Nous restons aujourd’hui et demain à Cuenca (très belle ville) pour visiter et reprenons les vélos ensuite direction le sud vers Loja.

Chubitawu – Macas

Chubitawu – Macas : 64km

Un autre plat typique avalé (tilapia: poisson, citron vert, patacones ou autrement gros morceaux de bananes vertes frits, yuca et riz) et nous voilà parti pour Macas sous une chaleur difficile à supporter alors qu’il n’est que 7h30… Les bouteilles d’eau se vident rapidement. A l’arrivée on tente l’hébergement chez les pompiers mais cette fois impossible donc on décide d’aller manger en attendant de trouver une solution quand soudain quelqu’un monte la rue et voit nos vélos garés. Il vient vers nous avec un grand sourire. Il s’appelle Marcos, vient d’Argentine (encore un haha) et a parcouru Guayaquil/Costa Rica à vélo l’année dernière, l’Equateur lui a tellement plu qu’il a d’ailleurs fini par s’y installer. Il nous indique le parc proche de la mairie pour aller camper et nous voilà de nouveau avec un toit sur la tête. Demain, direction Santiago de Mendez.

Gastronomie, musique et géographie

Puyo – Chubitawu : 64km

Hola les amis, hier on est repartis sous un ciel bleu pour une journée très chaude et sans pluie jusque Chubitawu, un petit village.

– Ambato 2577m, Baños 1820m et Puyo 950m… On est enfin redescendu en dessous des 1000m !
– On voit clairement la différence depuis qu’on est dans l’Oriente (la partie Est de l’Equateur), il fait très chaud et humide, difficile de pédaler longtemps comme ça sans avoir soif donc le mieux est de partir tôt pour arriver tôt.
– Jusque là nous avons traversé 4 provinces (l’Equateur en compte 24): Pichincha, Cotopaxi, Tungurahua et en ce moment Pastaza (la plus grande du pays).
– Avec notre hôte Carlos à Puyo on a cuisiné et dévoré le volquetero (mais grillé, chocho, thon, tomate, oignon, banane verte coupées finement et frites à l’huile) et le majado que les equatoriens prennent souvent en petit déjeuner surtout à la campagne (banane verte écrasée avec du beurre, oeuf frit et morceau de fromage): avec ça on avait la patate (et la banane) ce matin pour prendre la route !
– L’autre jour on vous parlait de la musique Argentine, ici en Équateur la musique traditionnelle est le « pasillo », allez donc écouter un morceau sur Youtube !
Allez c’est tout pour ce soir, besitos y hasta mañana (Macas!)

Amazonía linda 

Amazonía linda 😊
Nos hôtes de couchsurfing à Puyo ont un magnifique projet de conservation de l’Amazonie et de support au développement des communautés qui y vivent, notamment l’apprentissage des enfants là bas. Nous vous invitons à aller voir leur page Facebook « Semilla de Selva »! Ce fut un plaisir d’échanger avec eux sur ce projet !

La route des cascades !

Baños – Puyo : 63km…de pluie 🤣

Hola les amis, il a bien fallu quitter notre camping même si on s’y sentait bien.
On ne vous a pas oubliés, on repart avec quelques petits souvenirs argentins (oui à part deux chiliens et deux australiens rencontrés hier il n’y avait que des argentins !!)

Donc voici pour vos oreilles une liste de chansons argentines de celles qu’on a pu écouter en live:
– Cazando jabalíes

– La calada del diablo y la muerte

– Heroína (sumo)

– Viva Jujuy

– Ayer bajé al Poblado

– Ramón el indio ereje

– Muy despacito (los piojos)

Pour vos papilles, vous pourrez essayer les « chapatis » au lieu de la baguette française le temps d’un repas : farine et huile à cuire au four (on vous laisse regarder la recette sur internet et n’hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez!!)
Et enfin pour occuper vos soirées un bon vieux « truco » argentin (jeu de cartes, on vous met au défi de jouer avec nous en rentrant) 😉
On est parti à 9h ce matin pour 63km sur la route des cascades et le moins que l’on puisse dire c’est qu’on est arrivés à Puyo trempés !!! Il a plu tout le long et la cascade del Diablo a achevé de nous glacer 😂 une route très sympa et un coup de coeur pour cette cascade spectaculaire !!! (on vous prépare une vidéo de notre sortie du jour!)
Enfin, nous sommes arrivés à Puyo, très bien accueillis par nos hôtes de couchsurfing qui ont un magnifique projet, ducoup on reste un jour de plus à Puyo: on vous dit tout demain !!!

Besos!!

En route vers les cascades

Ambato – Baños : 55 km

Nous quittons la casa de ciclistas de Ambato et en même temps la route des volcans pour nous diriger cette fois vers la route des cascades et Baños, connue pour ses eaux thermales et pour être une ville assez touristiques (véridique, on voit la différence : ici il y a des bars et restaurants et beaucoup d’agences touristiques ou de magasins de souvenirs). En tout 55km dont beaucoup de descentes, quelques montées mais surtout un vent qui s’est réveillé 😣 et alors que nous arrivons aux abords de Baños … SURPRISE! Les premiers cyclistes autonomes que nous rencontrons !! Elles aussi sont ravies, elles descendent de vélos et traversent la route pour nous dire bonjour. Elles viennent de Nouvelle Zélande, ont fait la côte de l’Equateur jusqu’ici et remontent maintenant vers le Cotopaxi. On parle rapidement de tout et de rien, on rit beaucoup et on repart finalement chacun vers sa route. Le soir deuxième SURPRISE : notre camping est perché en haut d’une montagne (dur dur avec les vélos et les sacoches le chemin est trop pentu, heureusement des gens viennent nous aider). Ils sont huit argentins et le soir l’ambiance est soudain très spéciale : ils prennent les guitares, chantent des chansons argentines, jonglent, jouent au diabolo, et nous proposent le fameux maté. La montagne est bien paisible et nos coeurs aussi ce soir 😊

Derrière chaque cycliste il y a une vie, ne l’oublions pas … 

Pujili – Ambato : 40km

Hola les amis, nous devions seulement faire étape à Ambato et repartir le lendemain mais finalement nous ne repartons que ce matin car là bas notre hôte nous apprenait la triste nouvelle de la perte d’un ami cycliste, fauché sur la Panaméricaine quelques jours plus tôt … Nous avons donc décidé de rester un jour de plus pour participer à la manifestation qu’il organisait pour éveiller les consciences. Vous aussi en France ou ailleurs soyez bien prudents lors de vos sorties vélos et lorsque vous conduisez pensez-bien que derrière chaque cycliste il y a une vie 😙 #NoMásCiclistasMuertosEnLasVías #RespetoALosCiclistas