Traversée du Parc Huascarán à vélo

Avec mes deux acolytes français, Marlène et Julien, nous sommes arrivés à Catac avant de véritablement nous lancer sur la route menant au Pastoruri: « la route du changement climatique » comme ils l’appellent ici.

C’est une fois arrivés au parc naturel de Huascarán (que nous traverserons) que les choses se compliquent : on quitte l’asphalte pour la piste : terre, gravier, grosses pierres irrégulières, passages de rivières nous suivront jusqu’au bout.

Le premier jour nous ferons seulement 13km de piste : surpris par les éclairs alors que nous profitions d’un rayon de  soleil pour entamer une sieste digestive, et sans abris à l’horizon, nous préférons nous arrêter au poste de contrôle à l’entrée du parc pour dormir à l’abri. C’est la foudre plus que la pluie qui nous effraie. On monte les tentes et on sort le réchaud de bonne heure car demain le réveil est mis pour 4h45 !

Le deuxième jour nous ferons 26km de piste avec un dénivelé de 700m et un col à 4819m. Le souffle est court, j’ai l’impression de souffrir d’asthme et tousse souvent dans les montées, pour mes compagnons c’est plutôt les nausées et le mal de tête, bref les infusions de maté c’est bien mais ça ne fait pas tout. On est tellement contents de passer le col et les paysages sont splendides, encore plus beaux de ce côté de la montagne. On décide de planter la tente de bonne heure encore une fois car les nuages se font menaçants. Mais cette fois alors que nous nous reposons c’est la grêle puis la neige qui nous réveillent ! Une heure avant les moutons passaient devant nos abris de fortune, désormais tout est blanc et tranquille. Le brouillard s’est installé, nos vélos et nos tentes sont entièrement recouverts de neige. On commence à déneiger les alentours, même les baskets en gore-tex n’aiment pas ça et perdent leur étanchéité. On va vite se réchauffer autour du réchaud. Ce soir pas de lagune pour filtrer l’eau ou faire la vaisselle mais de la neige en veux tu en voilà. Dormir à 4600m parcontre ce n’est pas facile, le simple fait de ce retourner dans mon sac de couchage et j’ai la respiration qui s’accélère!

Troisième jour : ranger les sacoches et démonter la tente c’est déjà tout un effort à cette altitude, j’ai la tête qui tourne, la journée commence mal… un second col nous attend à 4870m. Une raclée que nous voulons mettre au Mont Blanc et surtout une satisfaction personnelle que je compte bien aller chercher. Au final nous y parvenons et prenons une revanche de près de 1000m de dénivelé négatif après ce col. On savoure !!! PS: au passage on notera que les freins hydrauliques n’ont pas gelés oufff

En résumé : certainement l’une des plus dures mais aussi l’une des plus belles pistes que j’aurais faite. Des paysages grandioses, changeant, et une beauté supplémentaire avec cette couche de neige surprise qui a fini de nous ravir. En passant l’ultime col et en quittant la piste pour retrouver l’asphalte je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir les larmes aux yeux… J’y ai cru jusqu’au bout à ce voyage à vélo et j’y aurais tout donné, aujourd’hui plus qu’hier encore je sais que ça en valait le coup !

Désormais bien arrivés à La Union, en route pour Huanuco où nous attendent déjà nos hôtes et que nous devrions atteindre en deux ou trois jours selon notre forme. Un grand merci à tous pour vos encouragements constants et à bientôt !!

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La cordillère blanche

Bien arrivée la semaine dernière à Huaraz chez Edinson et Antonio, j’ai décidé de prendre une semaine pour randonner à travers la cordillère blanche dans le parc national Huascarán.

Pour voir la vidéo, copiez et collez le lien suivant : https://youtu.be/WkTJwH6B-MY

Cette chaîne de montagnes s’étend sur 180 kilomètres de long et comprend 35 sommets à plus de 6 000 mètres d’altitude dont le Huascarán, le plus haut sommet péruvien avec 6768 m.

Le saviez-vous?
– La cordillère Blanche est la chaîne de montagnes tropicale la plus haute du monde.
– On l’appelle Cordillère »blanche » pour la distinguer de la cordillère « noire » mais ce surnom ne vient pas tant de la neige visible sur les plus hauts sommets sinon plus des minéraux qui composent ses 260 lagunes : le quartz et le feldspath et qui donnent ces couleurs turquoises ou émeraude très particulières.

Le trek de Santa Cruz:
Me voilà embarquée dans un colectivo (les mini- vans locaux) avec six autres français, deux américains, deux autrichiens et un péruvien direction Cashabamba pour mon premier jour de trek qui me mènera le quatrième jour à Valqueria. Nous camperons trois nuits à plus de 3200m d’altitude dont une nuit à 4200m.
Chaque matin, on nous réveille à 6h à coups de « hola, hola », nous rangeons les duvets, les tentes et nous nous regroupons sous la tente principale  pour un petit déjeuner succinct et une infusion de maté de coca en prévention du sorroche (mal des montagnes). Certains ont mal à la tête, moi j’ai plutôt le souffle court. Les mules sont une aide non négligeable, elles portent les tentes, duvets et nourriture. À 7h, après une toilette rapide dans la rivière nous nous mettons en route. Au total nous attendent entre 4 et 7h de marche par jour. Les paysages sont grandioses et nous en prenons plein les yeux.

Laguna 69:
Un autre trek très connu des touristes et plus abordable en autonomie car faisable à la journée. Cette fois je ne suis donc pas passée par une agence et l’ai fait avec deux cyclistes français arrivés la veille dans la famille péruvienne qui m’hébergeait depuis mon arrivée et un ami cycliste qu’ils avaient rencontré à Quito le mois dernier. Une randonnée tranquille et une couleur d’un bleu turquoise remarquable (on peut également trouver d’autres lagunes de cette couleur sur le trek de santa cruz mais celle-ci est particulièrement connue).

Glacier Pastoruri:
La route est plus longue que la randonnée cette fois… 6h de bus aller/retour pour 1h de marche sur place mais le paysage est tellement différent que ça en vaut la peine. La roche est noire, le site lunaire. Le glacier lui ne cesse de fondre, fortement affecté par le réchauffement climatique. Il est plus petit que le Périto Moreno argentin mais si les 5000m d’altitude ne vous effraie pas c’est une sortie à faire! D’autant que la route qui y mène est très plaisante et vous pourrez admirer les Puyas, ces arbres très particuliers qui ne poussent qu’ici et mesurent entre 8 et 14m de haut et ne fleurissent qu’une fois tous les quatre ans.

Atelier culinaire:
Depuis le début cette aventure est basée sur le partage et la découverte alors avec mes deux compagnons français nous avons passé de très bons moments à Huaraz à plaisanter et cuisiner pour nos hôtes péruviens : ratatouille, crumble ou encore fondant au chocolat. À notre tour nous avons goûté le arroz con leche (riz au lait), aji a la gallina (poulet, pommes de terre et piment jaune), papas rellenas (pommes de terre et farce) et le lomo saltado (plat à base de viande). Si vous voulez les recettes n’hésitez pas! 

Laguna Sausacocha et route vers le sud

Je n’avais pas de wifi ces derniers jours mais tout va bien. Par contre, je devais prendre une route vers le sud qu’on ne cesse de me déconseiller, il paraît que les femmes voyageant seules se font parfois dépouiller menacées d’une arme… Donc j’ai pris le bus hier pour rejoindre Huaraz directement. Là bas je vais faire un peu de trekking sur la cordillère blanche 😍 j’ai hâte de vous montrer les photos ! En attendant, voici des photos de la lagune Sausacocha où je me suis reposée tranquilou avant hier après plusieurs jours de grimpette en montagne. Et pour ne pas perdre la forme j’ai fait… Du pédalo! 🤣 À bientôt !!

Cajamarca-Cajabamba

Non je n’ai pas perdu mon vélo, on ne me l’a pas volé non plus. Juste échangé, le temps de quelques kilomètres pour une expérience plutôt drôle et agréable !! 

Elmer, l’ami de Miguel m’a accompagnée sur ma route Cajamarca-San Marcos. Il n’avait jamais roulé avec un vélo équipé comme le mien et moi je n’avais jamais roulé avec un vélo de course en carbone, alors comme cette aventure est faite de découverte nous avons échangé nos montures pour quelques temps et je peux vous dire que je volais malgré la montée de sept kilomètres et les 13% de dénivelé à la fin de celle-ci tandis que que mon partenaire, professeur de spinning et en compétition depuis 9 ans, était deux virages plus bas. J’ai finalement repris mon vélo et achevé les 65km. A l’arrivée, la meilleure des récompenses: une douche chaude … la première depuis une semaine de douches froides! Voyager à vélo te fait apprécier les plus petites choses de la vie !

À San Marcos j’ai rencontré par hasard une institutrice qui m’a gentiment invitée   à saluer les enfants lorsque je lui ai parlé des écoles françaises qui suivaient l’expédition. Là bas tous les enfants voulaient essayer le vélo !! 

J’ai poursuivi ma route le lendemain jusqu’à Aguas Calientes où je me suis relaxée dans un bain thermal à 45°: finalement l’eau froide c’est bien aussi, là c’était dur d’y rester longtemps 😂 la route qui mène à Aguas Calientes est très belle et j’ai eu le plaisir de descendre 13km de lacets dépassant les 50km/h: un délice ! 

Je suis maintenant à Cajabamba et pars dès demain vers le sud et la lagune Sausacocha. Hasta pronto !!!

Au détour d’une rue de Cajamarca

María est venue vers moi alors que je déambulais Plaza de Armas. Elle voulait me vendre des confiseries mais ça ne m’intéressait pas et alors qu’elle me dit qu’elle n’a pas mangé depuis le matin je lui tends une banane. Elle s’asseoit alors à côté de moi pour manger et je lui fais remarquer qu’elle a de bien beaux chapeau et châle. Toute fière, elle commence alors à me les montrer puis me demande si on parle le Castellano ou le Quechua en France. Je lui explique que nous avons notre propre langue, le français. Elle me demande alors avec grand intérêt quantité de mots qu’elle répète après moi tout en riant. Amusée, elle finit par me dire qu’elle a hâte de dire « bonjour » à ses amies qui ne comprendront rien!! 

La veille alors que j’arrivais tout juste, je rencontrais au hasard d’une rue Antonio et Christian, deux habitants de Lima respectivement cinéaste et ingénieur du son, ici pour un reportage. Curieux de mon périple ils commencent à me poser des questions et sortent les gros objectifs, les gens autour de nous se demandent alors qui je peux bien être et sortent aussitôt les téléphones … Ce n’est pas tous les jours qu’on doit voir passer des francais à vélo à Cajamarca! Voici donc les portraits que mes nouveaux amis limeño m’ont envoyés non sans une gentille invitation de passer par la capitale.

Cajamarca

Bonjour à tous depuis Cajamarca! Que de choses à voir ici!! Demain je reprends le vélo pour Matara, accompagnée d’un ami de Miguel chez qui j’étais restée à Jaén, mais en attendant voici un petit résumé de ces quelques jours à Cajamarca et de ses attractions touristiques.

Mirador Apolonia: 
Non loin de la Plaza de Armas (nom des places des villes ou villages  en Amérique du Sud), une succession de marches avec des gravures de Cajamarca de chaque côté nous mène à un remarquable point de vue sur la ville : à faire! 

Baños del Inca: 
À 6 km de Cajamarca en suivant la vía Atahualpa (du nom du dernier empereur Inca). Un complexe (relativement  petit) d’eaux thermales aux propriétés thérapeutiques. Il existe des bains privatifs intérieurs avec eau froide pour réguler la température, des bains publics extérieurs dont là température atteint les 72°C, la possibilité d’opter pour des massages traditionnels ou des hydromassages. La célébrité du lieu réside aussi et surtout dans le fait que selon la légende l’Inca Atahualpa aurait été surpris par Pizarro et son armée alors qu’il se prélassait dans son bain. On peut toujours voir ce bain, à l’écart des bains privatifs, conservé et en partie restauré. J’ai moi même mis la main dans l’eau qui faisait bien 50°. Pour l’instant les bains extérieurs sont en travaux jusqu’août 2018, dommage pour moi! 

Ventanillas de Otuzco:

À 8k de Cajamarca, ce site funéraire porte le nom de « fenêtres d’Otuzco » pour les cavités taillées dans la roche volcanique. Ces niches carrées ou rectangulaires, parfois ouvertes ou fermées renferment les sépultures de défunts tout comme les chullpas sur d’autres sites. 

Cumbemayo (fleuve fin):
Découvert en 1937, ce site naturel impressionne surtout pour sa « forêt de pierres » dont les formes laissent parfois penser à un animal ou un visage. Mais avant de parvenir à ce complexe gigantesque il faudra s’aventurer dans le tunnel creusé naturellement par l’érosion entre deux cavités… Pour les plus frileux (comme vous le verrez ce n’est pas large) il y a toujours la possibilité d’emprunter un chemin annexe. 

Le site est aussi connu pour son canal long de 9km et particulièrement bien pensé pour l’époque, de son aqueduc (1000 av. J.C), son sanctuaire et les nombreux pétroglyphes présents sur les roches (dessins gravés dans la pierre). 

Marché de Cajamarca :
Un petit marché couvert bien agréable où l’on peut trouver aussi bien de quoi boire et manger (fruits, légumes, viandes etc) – d’ailleurs les locaux viennent même y prendre leur petit déjeuner – que des objets artisanaux : paniers, couvertures, ponchos, instruments, ustensiles de cuisines etc. Un plaisir pour les yeux tant les couleurs sont belles!

Eglises:
Autour de la Plaza de Armas on trouve de nombreux petits hôtels et agences de tourisme mais aussi la cathédrale et l’église San Francisco ainsi que le complexe de Belén un petit peu plus loin. L’architecture est baroque et l’intérieur en pierre plutôt fort sombre (pas de vitraux ou très petits). J’ai pu observer pour la première fois depuis mon arrivée en Amérique du Sud une crèche dans le musée ethnographique du complexe de Belén, je vous laisse apprécier la particularité de celle ci !! 

Cours de salsa et bachata: 
Et oui, qui dit Amérique du Sud dit musique et danses latines non?! Il se trouve que mon hôte de couchsurfing avait pris des cours quand il vivait à Cuzco (il paraît que c’est gratuit là bas pour inciter les touristes à venir… C’est noté!) Bref j’ai donc tenté mais c’est pas encore gagné ! Mon hôte m’a également invité à un cours de langue des signes qu’organise gratuitement la mairie une fois par semaine dans ses locaux : intéressant !

Gastronomie : 
À Cajamarca une des spécialités est le caldo verde: une soupe bien verte à base de pommes de terre, fromage, oeuf, et herbes aromatiques.

Côté pâtisserie il n’y a qu’ici qu’on trouve les rosquillas (des petits biscuits ronds et secs en forme de donuts qui accompagnent à merveille le café). 

Mais comme mon hôte est originaire de Lima j’ai surtout pu goûter au Turrón : une pâtisserie à base de farine, gingembre et oeuf, le tout recouvert de miel … On prend des kilos rien qu’en le regardant!

Festival de danses et musiques folkloriques:
Quelle chance que d’être arrivée à Cajamarca cette semaine!! En effet le 16 novembre 1532 est la date a laquelle Pizarro débarqua avec son armée pour conquérir la ville et capturer Atahualpa et à cette occasion de la « rencontre entre les Incas et les Espagnols » (ici appelée el encuentro entre dos mundos) la ville organise une semaine de festivités. J’ai ainsi pu assister à des représentations de danses folkloriques (cashua, Chunchos, pallas, pachilla, danza de los imperiales, danza de los diablos sont quelques une des danses typiques) le tout accompagné de musique locale. J’espère que les vidéos vous transporteront jusqu’ici!! À savoir que la ville est connue pour être très festive, on l’appelle d’ailleurs la capitale péruvienne du carnaval c’est peu dire! À cette occasion, au mois de février, la population rêvet costumes et masques et défile dans les rues au son de la musique.

Foot: 
Et bien sûr ce soir on encourage le Pérou pour le mondial !! 🙂

Chachapoyas et ses environs

Bonjour à tous!! 

Désolée je n’avais pas de wifi ces derniers jours mais tout va bien!! J’en profite pour souhaiter une bonne rentrée aux enfants qui nous suivent comme je n’ai pas pu le faire plus tôt (et aux institutrices par la même occasion!) J’espère que vous prenez toujours autant de  plaisir à suivre l’aventure ! Aussi, sachez que Jérémie et moi faisons désormais le voyage séparément, nous avions des envies et un rythme différents, c’est donc mieux ainsi. Mais on ne reste jamais seul(e) en voyage, on fini toujours par faire de belles rencontres. J’ai moi même rencontré Yohei sur la route pour Chachapoyas; lui a quitté le Japon il y a 5 ans pour rejoindre le Panama depuis l’Alaska puis le sud Argentin depuis la Colombie (avec de nombreux détours au passage). Nous avons fait route ensemble jusque Nuevo Tingo où Margarita m’a superbement bien reçue et invitée à l’anniversaire de sa maman. Je suis restée jusqu’au lendemain pour encourager avec eux l’équipe péruvienne qui tentait de se qualifier pour le mondial mais ce fut un match nul malgré notre enthousiasme.
Ces derniers jours j’ai aussi eu l’occasion de visiter Chachapoyas et ses environs (Sarcophages de Karajía, Forteresse de Kuelap, musée de Leimebamba). C’est une région très intéressante en termes de civilisation ! 
Sarcophages de Karijía (48km  au nord ouest de Chachapoyas)
Les Chachapoya (guerriers des nuages) prenaient grand soin de leurs morts et aimaient leur donner des sépultures dans des lieux difficiles d’accès pour éviter les pillages. C’est ainsi qu’on peut trouver six sarcophages de 2.5m de haut, faits d’argile et de pierres, peints en blanc avec des pigments rouges, le tout encastré dans une falaise à Karajía. Ces sarcophages qui renferment les momies des défunts ainsi que des objets personnels, datent du XVe siècle, coïncidant avec l’invasion Inca. 
Forteresse de Kuelap (Nuevo Tingo- 40km au sud de Chachapoyas)
Le site arquéologique compte environ 400 constructions cylindriques du Xe siècle, perchées à 3000m d’altitude. Kuelap abritait ainsi entre 2500 et 3000 personnes de pouvoir: politique ou religieux. La population dite inférieure vivait en dehors de la forteresse et devait subvenir aux besoins quotidiens de ces hommes. 
La citadelle ne fut découverte qu’en 1843 et est considérée comme le vestige le plus important de la culture Chachapoya. Depuis, des travaux de conservation se déroulent sur le site mais dans un soucis de moindre intervention pour respecter le plus possible l’authenticité et l’intégrité du lieu et ses composants. En 2010, le site fut également soumis à l’UNESCO afin d’être reconnu comme étant vestige exceptionnel d’une culture et civilisation disparues et du fait que cette architecture illustre un ensemble de techniques de différentes époques.
Le saviez-vous? 
*On l’appelle forteresse mais ce n’en est pas une ! Les murs, hauts de 3 à 20m ne servaient qu’à niveler le terrain mais n’avaient pas de but défensifs. D’ailleurs il n’y avait pas assez de place pour se défendre à l’intérieur avec toutes les habitations présentes. C’était avant tout un centre politico-religieux.

*Il a fallu 1500 ans pour construire la forteresse et beaucoup de personnes apportaient des offrandes, notamment des ossements, d’où la connotation sacrée du lieu.

*Elle fut surnommée tour de Babel du Pérou

*Ce centre religieux Chachapoya fut habité jusqu’à l’époque de la domination Inca puis déserté au XVIe siècle peu de temps après l’arrivée des conquistadors.

*Elle a été la capitale du peuple Chachapoya

*Depuis un an un téléphérique permet d’accéder au site en 20 minutes, autrement vous pouvez aussi marcher… 4h! 

Musée de Leymebamba (Leymebamba, 50km au sud de Nuevo Tingo)
Depuis 1996, plus de 200 momies ont été découvertes à la lagune des Condors, à l’est de Leymebamba. Au début le projet devait simplement consister en un inventaire et un travail de conservation sur place mais les chercheurs se sont rendus compte que le climat détériorait sérieusement les momies et elles furent rapatriées à Leymebamba. Les recherches ont établies que d’un coté de la lagune se trouvaient les zones habitées et de l’autre les chullpas (maisons encastrées dans la falaises où étaient déposées les défunts). Un autre site proche (Revash) permet lui aussi d’observer des chullpas. 

Entre rizières, montagnes et cascades

Jaén – Bagua Grande : 52 km

Nous avons quitté Jaén et ses moto-taxi pour prendre doucement la direction de Chachapoyas. Après 52 km nous nous sommes arrêtés à Bagua Grande, après avoir traversé le fleuve en bateau, passé d’autres rizières et papayers et supporté la chaleur péruvienne (on a relevé 34°C à l’ombre chez le glacier dans l’après midi 😂). On peut vous le dire, on prend doucement mais sûrement la couleur de l’aji !!

Le lendemain, nous avons parcouru 68 km pour rejoindre Pedro Ruiz et nous avons pris un jour off pour randonner non loin de là afin de voir les cascades Medio Cerro, Cristal et Yumbilla. Pour ceux qui connaissent, Gocta est une autre cascade spectaculaire dans le même coin mais nous aurions du faire un détour donc à la place nous allons à Chachapoyas dès demain, riche de rites funéraires et de vestiges de cette civilisation inca aujourd’hui disparue.

C’est (pas) le Pérou

Salut tout le monde,

On a pas eu de wifi ces derniers jours mais nous sommes bien arrivés au Pérou. Le contrôle à la frontière (Zumba-La Balsa) était vraiment basique: un formulaire à remplir et c’est passé comme une lettre à la poste. On a même demandé six mois au lieu de trois pour avoir de  la marge et éviter  une amende, c’est passé crème ! Hasta luego Ecuador y a disfrutar de Perú ahora 🙂 avec un petit pincement au coeur quand même

San Ignacio – Jaén : 117 km en deux jours à travers les plantations de bananes, papayes et riz … C’est superbe mais chaud…. On frôle les 40°C ici! C’est aussi une région réputée pour le café et le cacao au niveau national.

Depuis hier petite pause à Jaén car après avoir discuté avec d’autres cyclistes juste avant la frontière Équatorienne, j’ai décidé de changer mes plateaux 48x38x26 pour des 40x30x22 mais on devrait repartir demain si on ne se fait pas écraser par un moto taxi (plus nombreux que les voitures ici!!!)

Bientôt le grand départ !

Nous démarrerons  notre aventure  à Quito en Equateur, pays de haute altitude peuplé de volcans.

Nous poursuivrons notre chemin à la découverte des merveilles du Pérou : glacier Pastoruri, lagune 69, salines de Maras, terrasses de Moray, canyon de Colca, Machu Picchu, etc.

vignette_preparatifs

La Bolivie sera notre troisième point de chute. Parc national Toro Toro, la ville de Sucre (UNESCO), le Sud Lipez, ou encore le salar d’Uuyuni : on a hâte!

Puis viendra le Chili  avec entres autres le Parc National Torres del Paine, le désert San Pedro de Atacama, Chiloé et la vertigineuse Valparaiso.

Enfin l’Argentine nous accueillera, avec ses « quebradas » dans la région de Jujuy puis ses grands lacs (Bariloche) et ses sites mythiques (Fitz Roy, Perito Moreno).

Notre itinéraire est très varié. Nous allons passer par des zones tantôt fraiches et humides et tantôt arides, allons devoir supporter les vents forts, alterner pistes et routes et le tout à une altitude pouvant aller jusqu’à 5000m.